Le Blog de NewsLetterOnline.net

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jeudi 13 août 2009

Microsoft Word est interdit de commercialisation aux USA ! (MAJ)

Voilà une situation pour le moins ironique, qui démontre une nouvelle fois le pouvoir de nuisance des brevets logiciels. Un juge d'appel texan, Leonard Davis, vient d'interdire la commercialisation et l'importation aux USA de toutes les versions de Microsoft Word permettant d'ouvrir un fichier XML (fichiers .xml, .docx ou .docm). Cette décision fait suite à la plainte de la société i4i, une entreprise basée à Toronto qui accuse l'éditeur américain d'avoir violé un brevet soumis en 1994 et accepté en 1998 (n° 5,787,449) et couvrant l'usage des mises en forme personnalisées autorisées par le XML. En effet, à l'époque, cette société commercialisait un petit logiciel permettant à Word de supporter le format XML, et avait choisi de le protéger en déposant un brevet. Microsoft ayant choisi de supporter le format XML dans les dernières versions de son logiciel, i4i a décidé de contre-attaquer en envoyant Microsoft devant un juge en 2007, ce qui avait abouti en mai dernier à la condamnation de l'éditeur,  qui avait alors fait appel. Le juge texan a donc confirmé le verdict de première instance, Microsoft est jugé coupable de violation de brevet et se voit infliger une amende de 290 millions de dollars pour dommages et intérêts.
Microsoft a 60 jours pour se conformer à l'injonction, mais il a bien évidemment annoncé son intention de faire appel de cette nouvelle condamnation. Nul doute qu’un accord financier entre Microsoft et i4i devrait aboutir avant l’échéance des 60 jours, pour permettre à l’éditeur de continuer à commercialiser Word.

Le plus amusant dans cette histoire est que Microsoft vient justement d'obtenir la validation d'un brevet similaire déposé en 2004 (n° 7,571,169) concernant les logiciels qui permettent de gérer "des documents stockés dans un fichier XML unique qui peut être manipulé par les applications comprenant le XML". Ce brevet est d’un avis général considéré comme abusif, car cela revient à verrouiller le marché des traitements de texte compatibles XML, on peut légitimement se demander comment l'USPTO peut accepter de telles inventions...

Mise à jour du 11/10/2009 : La situation s'éclaircit provisoirement pour Word. Après avoir eu l'autorisation de recourir à une procédure de recours accélérée, Microsoft a obtenu de la cour d'appel la mise en suspens de la condamnation pour lui permettre de défendre sa cause en procédure d'appel. On notera que dans le même temps, l'éditeur a réussi à faire annuler une précédente amende de 388 millions de dollars qui faisait suite à une plainte d'Uniloc pour violation d'un brevet sur la technologie d'activation présente dans Windows XP et Office XP.

mercredi 12 août 2009

Toshiba tourne la page du format HD-DVD en proposant sa candidature à la Blu-Ray Disc Association (MAJ)

Le HD-DVD est définitivement enterré. Son principal promoteur, Toshiba, qui avait dû reconnaître sa défaite face à Sony suite au ralliement de Warner Bros au format concurrent en janvier 2008, vient de proposer de rejoindre le consortium de promotion du standard Blu-Ray, la Blu-Ray Disc Association. Selon le communiqué de presse succinct de la société, « A la lumière de la croissance des produits numériques gérant le Blu-Ray, combiné à la demande du marché, Toshiba a décidé de rejoindre la BDA ». Toshiba devrait produire dès cette année des platines (le premier modèle devrait être le BD-18), et des PC portables dotés de lecteurs Blu-Ray. Le fabricant nippon ne pouvait plus rester plus longtemps isolé sur le marché de la vidéo, pour preuve son bénéfice annuel vient de connaître une chute brutale de 65 %.
De son côté, Apple suivrait également le mouvement. La version 9 d’iTunes pourrait en effet permettre la lecture de ces disques.

Notez que Warner propose depuis le mois de mars aux USA le service Red2Blu, permettant d’échanger ses HD-DVD contre des Blu-Ray pour 4,95 $ par film (sur un catalogue de 128 titres).

Enfin, la bataille Blu-Ray contre HD-DVD pourrait connaitre un ultime rebondissement, mais cette fois en Chine. En effet, l’OMNERC (Optical Memory National Engineering Research Center) a obtenu une licence HD-DVD de la part de Toshiba pour lancer dans le pays un nouveau support physique, le CBHD (China Blue Hi-definition Disk), avec le soutien du gouvernement chinois. Et en quelques semaines, les ventes de CBHD ont déjà dépassé celles des disques Blu-Ray (en grande partie à cause du prix, le quart de celui de son concurrent). Pour l’anecdote, un seul grand studio d’Hollywood a accepté de soutenir ce nouveau format, et c’est… Warner Bros ! Quelle ironie...

Mise à jour du 11/10/2009 : Le ralliement de Toshiba à la Blu-Ray Disc Association se concrétisera par l'arrivée d'une platine BDX-2000 compatible BD-Live, qui n'arrivera toutefois pas avant le mois de janvier 2010. Mais il proposera dès le quatrième trimestre 2009 son premier portable doté d'un graveur Blu-Ray, le Qosmio X500.

lundi 10 août 2009

NewsLetterOnline.net - Edition 406 du 9 août 2009

La newsletter de la semaine est en ligne... http://www.newsletteronline.net/

Quand Microsoft fait du zèle...

Le fameux « Ballot Screen » proposé par Microsoft pour régler définitivement les problèmes du choix du navigateur Internet avec Windows 7 semble soulever l'enthousiasme des autorités européennes. L'éditeur, étonné de cette réception si positive, semble désormais prêt à adopter cette méthode pour tous les problèmes à venir. Ainsi, il vient d'annoncer que la version européenne d'Office 2010 aura également son « Ballot Screen » dans la procédure d'installation, pour permettre de sélectionner les formats par défaut utilisés avec les logiciels de la suite bureautique (Office 97-2003, Office 2007, Open XML ou OpenDocument).
Autant il était logique de proposer le choix du navigateur au démarrage de Windows 7 au vu du problème de concurrence, autant la solution choisie cette fois par Microsoft semble pour le moins douteuse. En effet, depuis le Service Pack 2 d'Office 2007, il est déjà possible de choisir le format standard de fichiers. Or le souci n'est pas le format par défaut, mais la façon dont Office gère les formats alternatifs (l'implémentation d'OpenDocument dans Office 2007 est en effet très discutable au vu de ses limites). D'ailleurs, même le dernier format de Microsoft, l'OpenXML, connait des problèmes. Ainsi, les utilisateurs d'Office 2008 pour Mac ont découvert avec le Service Pack 2 qu'il leur était impossible d'ouvrir les fichiers utilisant ce format (un patch est en cours de déploiement). Il aurait été bien plus sain pour la concurrence sur le marché des suites bureautiques d'unifier les normes OpenXML et OpenDocument...

Piraté, attaqué et trainé en justice : l'horrible été 2009 de Twitter

Le site de microblogging Twitter se souviendra longtemps de l'été 2009, comme d'une période noire de son évolution.
En juillet, un hacker a réussi à pirater le site de microblogging en détournant le compte Gmail d'un administrateur, et en subtilisant 310 documents. Il a retransmis le tout au site TechCrunch, qui a fait fi de l'éthique en publiant de nombreuses informations confidentielles : prévisions de chiffre d'affaires, de recrutements d'utilisateurs, d'employés, compte-rendu de réunions stratégiques (avec Google ou Microsoft), projet d'émission de télévision, de goodies, des plans de bureau... Ce piratage a surtout permis de découvrir la légèreté de la sécurité du site, qui avait déjà été piraté quelques mois auparavant.

Cette semaine, le site a été victime d'une attaque par DDoS (déni de service distribué) qui a provoqué son indisponibilité pendant plusieurs heures. Cette frappe était en fait dirigée contre un blogger géorgien militant, surnommé cyxymu, un économiste de 34 ans qui critique la politique de Mouscou en Géorgie. Il accuse le gouvernement russe d'avoir essayé de le faire taire avec cette action, car son adresse e.mail a été usurpée et tous ses comptes (sur LiveJournal, Facebook et Youtube) ont été attaqués. Mais c'est Twitter qui en a surtout fait les frais, montrant ainsi son incapacité à lutter contre une des attaques les plus fréquentes sur le net.

Enfin, pour couronner le tout, la société texane TechRadium a porté plainte contre Twitter por violation de 3 de ses brevets, concernant son système de notification, qui serait une pâle copie de la technologie IRIS (Immediate Response Information System) de TechRadium, une société spécialisée dans les techniques d’envoi massif et de réception de messages courts sur différents canaux à plusieurs personnes en simultané. Twitter violerait ainsi les brevets sur “un système numérique de notification et de réponse”, “une méthode pour fournir une notification numérique”, et “une méthode pour fournir une notification numérique et recevoir des réponses”. TechRadium demande donc que Twitter lui reverse des dommages et intérêts, ce qui sera difficile puisque la société n'a aucun revenu...

Google veut devenir incontournable en HTML5

En juillet dernier, le W3C portait un coup d'arrêt au développement du standard HTML5 en supprimant des spécifications les codecs supportés (rappelons en effet que le format HTML5 ne nécessitera plus de plug-in pour la lecture des fichiers audio et vidéo, ce qui devrait mettre un terme à l'hégémonie d'Adobe Flash sur le web). En effet, aucun consensus n'a réussi à se dégager entre le format ouvert Ogg Thera (soutenu par la fondation Mozilla et Opera Software) et le format sous licence H.264 soutenu par Apple. Apple refuse en effet de soutenir le format Ogg Theora par manque de compatibilité matériel, et surtout car il pourrait potentiellement réveiller des détenteurs de brevets qui pourraient revendiquer des royalties (même si le format est en principe ouvert). Opera et Mozilla refusent le H.264 à cause des coûts et des droits de licence. Et pendant que Microsoft réfléchit à implémenter le support de la balise <vidéo> dans Internet Explorer, Google a implémenté les 2 formats dans Chrome... tout en repoussant les 2 solutions. En effet, la licence du H.264 est incompatible avec la version open source de Chrome (Chromium), et la qualité par bit d'Ogg Theora ne serait pas adaptée au volume géré par YouTube. En conséquence, le W3C va laisser la guerre des formats perdurer, jusqu'à ce qu'un standard de fait s'impose (ce qui risque de prendre plusieurs années).

Mais Google a déjà une idée en tête. Imposer la solution grâce à son arme YouTube. Or Google vient d'annoncer le rachat de la société On2 Technologies pour 106,5 millions de dollars, une opération qui sera finalisée en fin d'année. Si Google n'a encore rien dévoilé de son objectif, les spéculations se multiplient. On2 est en effet spécialisé dans les technologies de compression vidéo, et a développé plusieurs codecs (VP3, VP4, VP5, TrueMotion VP6, TrueMotion VP7 et VP8). La société, bien que hautement déficitaire, possède des clients de renom (AOL, Skype, Nokia, Adobe, Sony, Yamaha...), et il semble certain que Google se prépare à exploiter ces technologies pour son service de vidéo en streaming YouTube. Mais Google pourrait également ouvrir le code source de son codec VP8 (jugé par certains comme supérieur au H.264) pour permettre son adoption par toute l'industrie au sein du standard HTML5. Et justement, la nouvelle version beta de Chrome (la 3.0.195.4) introduit le support du HTML5.

Une autre bataille se profile au sein de l'HTML5 : celle de la 3D. Google a ainsi introduit le plug-in O3D, qui s'oppose au Canvas 3D JS Library (C3DL) de Mozilla. Le Kronos Group, qui est en charge des spécifications des standards OpenGL et OpenCL, va tenter d'unifier les deux solutions d'ici le premier semestre 2010 avec le WebGL, permettant de gérer OpenGL ES 2.0 avec le Javascript.

dimanche 9 août 2009

Skype est-il au bord du précipice ?

Le rachat du logiciel de VoIP Skype par eBay en octobre 2005 pour 2,6 milliards de dollars avait été à l’époque jugé par les analystes comme très exorbitant. 4 ans plus tard, c'est une confirmation. Au vu des résultats décevants et de l'échec de l'intégration du logiciel au sein de ses services, eBay songe déjà à se séparer de sa petite pépite, dont les 480 millions de membres arrivent néanmoins à générer 120 millions d'euros de chiffre d'affaires trimestriel (qui est même en croissance constante). Ebay avait l'intention de se séparer de sa filiale puis de l'introduire en bourse courant 2010, mais ce scénario risque d'être remis en cause dans les mois qui viennent par un imprévu, qui pourrait aboutir à la disparition pure et simple de Skype, ni plus ni moins.

Lorsqu’eBay a racheté Skype, il a omis de racheter la société Joltid qui a conçu le protocole de communication P2P (nommé Global Index P2P) sur lequel s'appuie le logiciel. En conséquence, eBay paye une licence d'exploitation annuelle pour utiliser cette technologie. Ebay a néanmoins embauché un des cofondateurs de Skype, Niklas Zennström, mais celui-ci a été congédié en 2007, et n'a reçu comme compensation qu'un tiers de son earn-out (la somme qu'il devait normalement recevoir suite à la vente de Skype). Revenu à la tête de Joltid, Zennström semble désormais vouloir se venger d'eBay.

Dans un premier temps, Zennström et son compère Janus Friis ont tenté de racheté Skype avec le soutien de plusieurs fonds d’investissement (dont Atomico Ventures, qui regroupe les fondateurs de Skype) mais eBay a jugé le prix proposé nettement insuffisant. De son côté, eBay a tenté de s'approprier la technologie de Joltid, en saisissant la justice britannique en mars dernier, car il estime être en désaccord avec les termes du contrat de licence, et souhaite donc supprimer  (ou a minima réduire) les frais. En représailles, Joltid a changé de stratégie : il vient en effet d'attaquer en justice le site de vente aux enchères, en l'accusant d'avoir non seulement dévoilé le code de son logiciel sans en avoir le droit au cours de plusieurs affaires légales, mais d’avoir également apporté illégalement des modifications au code de son logiciel. Joltid menace donc de mettre fin à l'accord de licence, ce qui tuerait instantanément Skype.

En catastrophe, eBay a donc pris la décision de stopper les paiements à Joltid et de débuter le développement d'un nouveau moteur P2P, mais rien ne dit que ce projet aboutira dans les temps, et il est certain que ses fonctionnalités et son niveau de qualité seront inférieurs au moteur de Joltid. Le procès doit débuter en juin 2010.

mercredi 5 août 2009

L'appel à candidature pour la quatrième licence 3G est lancé

Après de très nombreux retards, le gouvernement a enfin publié au Journal Officiel l'appel à candidature pour attribuer une quatrième licence 3G à un nouvel opérateur, dans l'espoir de relancer la concurrence sur un marché de la téléphonie mobile verrouillé par les 3 opérateurs en place et de faire baisser les prix (Bercy table ainsi sur une baisse de 7 %). Conformément aux recommandations de la Commission des participations et des transferts (CPT), le prix du ticket d'entrée a été fixé à 240 millions d'euros pour un bloc de fréquences de 5 MHz (deux autres blocs de 5 MHz sont réservés aux opérateurs actuels). Les dossiers de candidature doivent être remis à l'Arcep avant le 29 octobre 2009 à midi, la liste des candidats étant rendue publique le 20 novembre au plus tard. Les résultats de cette procédure seront rendus publics au plus tard le 29 mai 2009, et l'autorité aura ensuite jusqu'au 29 juin 2010 pour rendre la décision finale. Le lancement commercial des nouvelles offres n’est donc pas prévu avant 2011.

Les candidats devront s’engager sur la cohérence et la crédibilité du projet, les offres de services et les offres tarifaires, la couverture du territoire et la rapidité de déploiement du réseau, la cohérence et la crédibilité du plan d'affaires, la qualité de service, les relations avec les fournisseurs de services, les relations avec les consommateurs, les actions visant à préserver l'environnement et l'emploi. Le vainqueur devra atteindre un taux de couverture voix de 25 % sur 2 ans (80 % sur 8 ans), de couverture données de 20 % sur 2 ans (60 % sur 8 ans), et devra atteindre un taux de réussite de prise de communication de plus de 90 % dès la première tentative, et ceci pour tous les services.

Seul un opérateur a pour le moment confirmé sa participation : c'est bien entendu Iliad (Free) qui s'est dit réjoui du lancement de la procédure, et qui fait figure d'ultrafavori. Il sera ainsi en mesure de concurrencer Orange et SFR avec une offre quadriplay, même si pour le moment de telles offres n’ont pas véritablement émergé. Rappelons que Free a promis, s’il remporte l’appel d’offres, de diviser par 2 la facture télécoms des français. Parmi les autres prétendants possibles, on peut noter Virgin Mobile, Kertel, Numéricable ou encore l'égyptien Orascom, mais ils ne pourront vraisemblablement répondre que dans le cadre d’un conglomérat de plusieurs entreprises afin de pouvoir justifier d'une situation financière stable et de capacités d'investissement suffisantes (l'Arcep estime que l'opérateur devra investir au bas mot 1 milliard d'euros pour déployer son réseau 3G).

Du côté des opérateurs actuels, c’est surtout Orange (France Telecom) qui a manifesté la plus forte opposition à cette quatrième licence, ce qui n’est pas étonnant puisqu’en tant que leader du marché, il a tout à perdre… Selon lui, le prix de la licence est trop faible pour être justifiable (rappelons que le prix a dans un premier temps été divisé par trois puisque la gamme de fréquences a également été divisée par 3 par rapport aux premières licences UMTS, puis a été rehaussé par la CPT pour tenir compte de l’inflation). Orange a donc décidé de saisir la justice européenne pour régler la question : « Sur la base du prix publié par le “Journal officiel” […] France Télécom va saisir la Commission européenne pour aide d'Etat, c'est-à-dire l'avantage accordé au quatrième entrant par rapport aux trois autres détenteurs de fréquences mobiles ». Avec cette procédure, Orange espère en particulier ralentir le nouvel entrant puisque les 3 opérateurs s’étaient engagés à céder des fréquences et à louer des capacités de leurs réseaux à un opérateur tiers… uniquement jusqu’en juin 2010. Orange a réellement peu de chance de stopper la procédure et de faire réévaluer le prix de la licence, puisqu’une procédure similaire a eu lieu en République Tchèque pour la troisième licence 3G en 2005, et la conclusion de la Commission Européenne était sans appel : « Le niveau estimé de la redevance à payer pour la troisième licence 3G tchèque était inférieur en raison de la chute des prix des licences en Europe au cours des dernières années. Cette chute est une conséquence de la baisse spectaculaire des prévisions de recettes des licences 3G ces dernières années […] Il n'y a eu aucune discrimination à l'égard des opérateurs qui ont remporté les deux premières licences en 2001 ».

Enfin, du côté des MVNO, l’appel d’offres est une déception, car peu de contraintes seront imposées au nouvel entrant pour améliorer les conditions d’hébergement des opérateurs virtuels. L’Arcep a précisé que « dès lors que l'opérateur est un opérateur 3G disposant d'une autorisation GSM (« opérateur 2G/3G »), il est tenu de faire droit, dans des conditions objectives, transparentes et non discriminatoires, aux demandes raisonnables d'itinérance sur son réseau GSM d'un opérateur 3G ne disposant pas d'une autorisation GSM durant une période de six ans à compter de la publication au Journal officiel de la décision autorisant ce dernier à établir et exploiter un réseau radioélectrique de troisième génération ouvert au public et à fournir le service téléphonique au public ». Télé2 Mobile « déplore l'absence de mesures concrètes visant à l'amélioration des conditions d'accueil des MVNO et en particulier sur l'obligation attendue d'hébergement d'opérateurs mobiles dégroupés. Ces mesures avaient pourtant fait l'objet de recommandations très précises et motivées, tant de l'Arcep que du Conseil de la Concurrence ».

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