AntenneLa Commission des Participations et des Transferts (CPT) a tranché : selon elle, le prix de la quatrième licence 3G est estimée à 240 millions d’euros pour chacun des 3 blocs de fréquence (un pour le nouvel entrant et deux autres pour tous les opérateurs), au lieu de 206 millions d’euros. Soit une légère inflation de 34 millions d’euros, c’est toujours ça de plus pour l’Etat… Luc Chatel a confirmé que c’est bien sur ce tarif que sera réalisé l’appel d’offres, qui sera lancé avant la fin de l’été.
La stratégie de Free ne devrait donc pas être remise en cause.

Mise à jour du 17 juin 2009 : Sans surprise, Free a réagi positivement à cette décision, affirmant qu’il s’agissait d’une bonne nouvelle qui ne remettait pas en cause ses ambitions. Cet enthousiasme n’est pas vraiment partagé par Orange, qui a menacé de porter plainte : « s’il s’avérait que la redevance était proposée à un niveau bien inférieur à celle acquittée par les trois opérateurs en place [...], le principe d’équité entre les opérateurs ayant une licence [...] serait violé ». Il engagerait alors « les actions contentieuses pour le faire constater, sauf à ce que le gouvernement en tire les conséquences et aligne la nouvelle licence sur le prix payé par Orange, SFR et Bouygues Telecom ». Une réaction en ligne avec le discours des 3 opérateurs mobiles devant la CPT. Notez au passage qu'Orange avait devant cette commission évalué le coût de cette licence à 1,3 milliard d’euros ( !),  donc le double du prix payé par les 3 opérateurs mobiles pour leur propre licence (619 millions d’euros) alors que la quatrième licence propose 3 fois moins de fréquences... SFR et Bouygues avaient été un peu plus raisonnables, en estimant ce coût entre 400 et 500 millions d'euros.

Mise à jour du 26 juillet 2009 : Alors que seul Iliad (Free) postulait pour la quatrième licence 3G, son coût « abordable » semble attirer de nouveaux concurrents. A ce jour, les MVNO Virgin Mobile et Kertel (ce dernier étant ironiquement une ancienne filiale d'Iliad), et l'égyptien Orascom, envisagent également de déposer un dossier. Mais il est peu probable qu'ils se lancent seuls dans la bataille, ils sont tous les trois à la recherche d'un partenariat, contrairement à Free qui a récemment réaffirmé son intention de se lancer seul.
Du côté de l'appel d'offres, le feuilleton continue. Le 23 juillet, le ministère de l'Economie devait publier au Journal Officiel le décret et l'arrêté devant permettre de démarrer la procédure. Mais le gouvernement semble avoir de nouveau reculé. Selon le quotidien Les Echos, « l'Elysée a finalement demandé de temporiser sur ce dossier, mais la procédure sera lancée dans les prochains jours », vraisemblablement avant fin juillet. Notez que le gouvernement pourrait exiger que le nouvel opérateur propose une offre d'entrée de gamme pour les consommateurs qui n'utilisent leurs lignes que quelques dizaines de minutes par mois.
Enfin, une autre difficulté pour le nouvel entrant sera le déploiement de nouvelles antennes, ce qui sera très délicat vis-à-vis de leur impopularité, mais des rumeurs laissent penser que Free pourrait résoudre en partie le problème en diffusant une nouvelle Freebox incluant une femtocell. C'est ce que propose déjà Bewan avec son boitier iBox Femtocell, permettant de router les appels 3G via la ligne ADSL en VoIP.