Le site de microblogging Twitter se souviendra longtemps de l'été 2009, comme d'une période noire de son évolution.
En juillet, un hacker a réussi à pirater le site de microblogging en détournant le compte Gmail d'un administrateur, et en subtilisant 310 documents. Il a retransmis le tout au site TechCrunch, qui a fait fi de l'éthique en publiant de nombreuses informations confidentielles : prévisions de chiffre d'affaires, de recrutements d'utilisateurs, d'employés, compte-rendu de réunions stratégiques (avec Google ou Microsoft), projet d'émission de télévision, de goodies, des plans de bureau... Ce piratage a surtout permis de découvrir la légèreté de la sécurité du site, qui avait déjà été piraté quelques mois auparavant.

Cette semaine, le site a été victime d'une attaque par DDoS (déni de service distribué) qui a provoqué son indisponibilité pendant plusieurs heures. Cette frappe était en fait dirigée contre un blogger géorgien militant, surnommé cyxymu, un économiste de 34 ans qui critique la politique de Mouscou en Géorgie. Il accuse le gouvernement russe d'avoir essayé de le faire taire avec cette action, car son adresse e.mail a été usurpée et tous ses comptes (sur LiveJournal, Facebook et Youtube) ont été attaqués. Mais c'est Twitter qui en a surtout fait les frais, montrant ainsi son incapacité à lutter contre une des attaques les plus fréquentes sur le net.

Enfin, pour couronner le tout, la société texane TechRadium a porté plainte contre Twitter por violation de 3 de ses brevets, concernant son système de notification, qui serait une pâle copie de la technologie IRIS (Immediate Response Information System) de TechRadium, une société spécialisée dans les techniques d’envoi massif et de réception de messages courts sur différents canaux à plusieurs personnes en simultané. Twitter violerait ainsi les brevets sur “un système numérique de notification et de réponse”, “une méthode pour fournir une notification numérique”, et “une méthode pour fournir une notification numérique et recevoir des réponses”. TechRadium demande donc que Twitter lui reverse des dommages et intérêts, ce qui sera difficile puisque la société n'a aucun revenu...