La Commission européenne a annoncé avoir transmis à Intel une seconde lettre de griefs (ou "statement of objections"), après avoir réuni un certain nombre de preuves qui l'accuserait de non-respect des règles de la concurrence sur le marché des microprocesseurs x86. Intel serait soupçonné d'avoir proposé des réductions importantes aux fabricants de PC pour écarter AMD de ce marché afin que les PC soient équipés en priorité de ses propres produits. Il aurait également versé de l'argent à un fabricant de PC pour retarder la mise sur le marché d'une gamme de produits dotés de processeurs AMD, et lui aurait proposé d'importants rabais à la condition de s'équiper exclusivement de processeurs Intel. La firme a désormais 8 semaines pour répondre à la Commission. En cas de confirmation de ses pratiques anticoncurrentiels, Intel pourrait se voir infliger par la Commission une amende pouvant atteindre 10 % de son chiffre d'affaires global. Rappelons qu'Intel a déjà été condamné en Corée du Sud et au Japon, et fait l'objet d'une nouvelle enquête aux USA. De mauvaises nouvelles donc, alors qu'Intel fête cette semaine ses 40 ans...