Via son blog ( http://googlewebmastercentral.blogspot.com/2009/08/help-test-some-next-generation.html
), Google a invité en août dernier les internautes à tester la future
infrastructure de son moteur de recherches, dont le nom de code est Caffeine.
Cette nouvelle version repose sur une architecture permettant d'augmenter la
taille de l'index, la rapidité de l'indexation et la pertinence des résultats.
Elle est disponible à cette adresse : http://www2.sandbox.google.com/
Selon les premiers tests de Mashable, si l'apparence est identique, les temps
de réponse sont deux fois plus courts qu'avec l'actuel moteur (0,07 seconde
contre 0,16 seconde, ce qui semble logique puisque la nouvelle infrastructure
n'est pas encore sollicitée), le nombre de résultats semble plus élevé (par
exemple 635 millions de résultats pour la requête « Microsoft » contre 530
millions avec la version actuelle). En revanche, la pertinence des résultats
est quasiment inchangée (avec néanmoins un léger avantage à Caffeine). Mais le
changement le plus important reste la rapidité d'indexation, qui est un atout
indéniable contre la montée en puissance du moteur Bing de Microsoft.
Début octobre, Google a également introduit de nouvelles options sur la version
américaine de son moteur : recherche selon une date précise, recherche parmi
les pages visitées, filtrage par source (forums, livres, actualités, vidéos…),
par informations connexes, et par images. Google permet également de limiter
les résultats renvoyés par les sites marchands pour limiter le nombre de sites
proposés (ce qui ne limite toutefois pas les liens sponsorisés…). Une fonction
de traduction de sites est en outre proposée aux webmasters.
Enfin, Google vient de lancer une nouvelle phase de bêta-test (limitée à
100.000 utilisateurs) concernant sa plateforme de communication collaborative
Google Wave, une sorte de croisement entre un service de messagerie et d’un
wiki, permettant la gestion des contacts, le partage de documents, la gestion
des extensions et des robots, et la fusion des nombreuses ressources comme des
flux, Twitter, blogs… Si Google a réussi à créer le buzz en annonçant cette
phase de test, les premiers retours sont néanmoins mitigés. Google Wave
nécessite un navigateur compatible HTML5 (Safari, Chrome, Firefox), mais peut
fonctionner avec Internet Explorer 7 ou 8 grâce au plug-in Chrome Frame de
Google, qui permet d’incorporer le moteur de rendu et le moteur Javascript de
Google Chrome dans Internet Explorer (une initiative critiquée par Microsoft,
jugeant que ce plug-in rend Internet Explorer moins sûr, mais également par la
fondation Mozilla, qui estime que ce plug-in rend difficile la gestion des
données personnelles, désactive des fonctions importantes du navigateur de
Microsoft comme la navigation privée, et qui pourrait pousser les internautes à
choisir le moteur de rendu selon le site, renforçant les problèmes de
compatibilité actuels sur le web). http://wave.google.com/
Tag - Google
lundi 12 octobre 2009
Google propose aux internautes de tester la future version de son moteur de recherche
Par NewsLetterOnline.net le lundi 12 octobre 2009, 00:08
dimanche 11 octobre 2009
Des actionnaires de On2 rejettent l'opération de rachat de Google
Par NewsLetterOnline.net le dimanche 11 octobre 2009, 23:23
On2 et Google se sont-ils un peu trop
rapidement précipité pour annoncer le rachat du premier par le second ? Il
semble bien que ce soit le cas, car plusieurs actionnaires du spécialiste de la
compression vidéo ont repoussé l'offre de Google (106,5 millions de dollars),
la jugeant insuffisante, et ont dans la foulée porté plainte contre le moteur
de recherche pour déclencher une procédure en class action afin de bloquer la
procédure de rachat. Ils réclament en outre des dommages et intérêts à Google
et au conseil d'administration d'On2.
Ils les accusent d'avoir sciemment choisi de révéler cette opération la veille
de l'annonce des résultats trimestriels de On2, à un moment où le cours de
l'action était faible, pour éviter d'avoir à augmenter le montant de l'offre.
Le rachat de cette société étant stratégique pour Google, ce dernier devrait
vraisemblablement accepter de mettre la main au portefeuille pour stopper les
poursuites et finaliser la procédure.
Ce petit couac n’empêche pas Google de continuer ses emplettes. Le moteur de
recherche s’est ainsi offert la société reCaptcha, spécialisée dans la
retranscription de textes par reconnaissance de caractère et les systèmes de
lutte contre le remplissage de formulaires en ligne par des robots.
lundi 10 août 2009
Google veut devenir incontournable en HTML5
Par NewsLetterOnline.net le lundi 10 août 2009, 07:13
En juillet dernier, le W3C portait un coup
d'arrêt au développement du standard HTML5 en supprimant des spécifications les
codecs supportés (rappelons en effet que le format HTML5 ne nécessitera plus de
plug-in pour la lecture des fichiers audio et vidéo, ce qui devrait mettre un
terme à l'hégémonie d'Adobe Flash sur le web). En effet, aucun consensus n'a
réussi à se dégager entre le format ouvert Ogg Thera (soutenu par la fondation
Mozilla et Opera Software) et le format sous licence H.264 soutenu par Apple.
Apple refuse en effet de soutenir le format Ogg Theora par manque de
compatibilité matériel, et surtout car il pourrait potentiellement réveiller
des détenteurs de brevets qui pourraient revendiquer des royalties (même si le
format est en principe ouvert). Opera et Mozilla refusent le H.264 à cause des
coûts et des droits de licence. Et pendant que Microsoft réfléchit à
implémenter le support de la balise <vidéo> dans Internet Explorer,
Google a implémenté les 2 formats dans Chrome... tout en repoussant les 2
solutions. En effet, la licence du H.264 est incompatible avec la version open
source de Chrome (Chromium), et la qualité par bit d'Ogg Theora ne serait pas
adaptée au volume géré par YouTube. En conséquence, le W3C va laisser la guerre
des formats perdurer, jusqu'à ce qu'un standard de fait s'impose (ce qui risque
de prendre plusieurs années).
Mais Google a déjà une idée en tête. Imposer la solution grâce à son arme YouTube. Or Google vient d'annoncer le rachat de la société On2 Technologies pour 106,5 millions de dollars, une opération qui sera finalisée en fin d'année. Si Google n'a encore rien dévoilé de son objectif, les spéculations se multiplient. On2 est en effet spécialisé dans les technologies de compression vidéo, et a développé plusieurs codecs (VP3, VP4, VP5, TrueMotion VP6, TrueMotion VP7 et VP8). La société, bien que hautement déficitaire, possède des clients de renom (AOL, Skype, Nokia, Adobe, Sony, Yamaha...), et il semble certain que Google se prépare à exploiter ces technologies pour son service de vidéo en streaming YouTube. Mais Google pourrait également ouvrir le code source de son codec VP8 (jugé par certains comme supérieur au H.264) pour permettre son adoption par toute l'industrie au sein du standard HTML5. Et justement, la nouvelle version beta de Chrome (la 3.0.195.4) introduit le support du HTML5.
Une autre bataille se profile au sein de l'HTML5 : celle de la 3D. Google a ainsi introduit le plug-in O3D, qui s'oppose au Canvas 3D JS Library (C3DL) de Mozilla. Le Kronos Group, qui est en charge des spécifications des standards OpenGL et OpenCL, va tenter d'unifier les deux solutions d'ici le premier semestre 2010 avec le WebGL, permettant de gérer OpenGL ES 2.0 avec le Javascript.
lundi 3 août 2009
Microsoft et Yahoo! parviennent enfin à un accord pour unir leurs forces contre Google (MAJ)
Par NewsLetterOnline.net le lundi 3 août 2009, 05:26
Après plusieurs mois de négociations infructueuses,
le feuilleton Yahoo-Microsoft arrive enfin à son terme. Plutôt que d'envisager
un rachat du premier par le second, les deux nouveaux partenaires ont préféré
mettre en commun leurs moyens pour une durée de 10 ans afin de créer des
synergies dans le but de partir à l'assaut de leur ennemi commun, Google.
Concrètement, comment cela va-t-il fonctionner ?
Dans un premier temps, Yahoo va apporter l’ensemble de ses technologies de
recherche à Microsoft, afin d'enrichir Bing.com qui deviendra dès lors le
moteur de recherche exclusif sur son portail. Cette phase devrait prendre 24
mois. Yahoo va également prendre en charge la gestion des annonceurs pour les 2
groupes, en intégrant la plateforme Microsoft AdCenter à sa régie publicitaire
(en abandonnant donc sa plateforme Panama).
Yahoo estime que l'opération lui fera économiser 700 millions de dollars par
an, d’autant que Microsoft l’indemnisera en partageant une partie de ses
revenus, et en lui payant le coût d’acquisition du trafic sur une base de 88 %
des revenus générés par les recherches sur le site de Yahoo sur une durée de 5
ans. En outre, Microsoft va garantir les revenus de son partenaire pour
les 18 premiers mois après l’intégration de Bing, et ceci dans tous les pays.
Il faut noter qu’une information a fuité suite à une présentation de Microsoft,
qui indique que l’éditeur table sur une perte de 300 millions de dollars
pendant les 2 premières années, ainsi que sur des coûts de transition de 600 à
700 millions de dollars, avant de pouvoir générer à nouveau des profits.
Les 2 groupes précisent que la vie privée des internautes sera respectée par
cet accord. Seules les données nécessaires au bon fonctionnement du moteur de
recherche seront partagées, les informations confidentielles du profil des
utilisateurs ne seront pas échangées. Chaque société continuera d’opérer ses
différents services (e.mail, messagerie instantanée…) de manière
indépendante.
Si pour les analystes le rapprochement des 2 sociétés est une bonne idée, la
manière compliquée dont elle est effectuée laisse songeur. Un simple rachat de
Yahoo aurait été nettement plus efficace... Et le résultat de l’alliance face à
Google reste incertain. Par exemple, si les API de Yahoo comme SearchMonkey et
BOSS (Build your Own Search Service) sont abandonnés (ce qui n’a pour le moment
pas été confirmé), nul doute que les développeurs vont très vite se tourner
vers ceux de Google…Rappelons également que l’audience du moteur Google est
très élevée aux USA selon Comscore (65 % des recherches), loin devant Yahoo
(19,6 %) et Bing (8,4 %). Et dans le reste du monde, Yahoo et Bing sont presque
inexistants, puisque la part de marché de Google dépasse allègrement les 80
voire 90 % dans certains pays.
L’opération reste néanmoins une victoire pour Microsoft, qui met la main sur le
flux de requêtes que génère Yahoo pour enrichir son moteur de recherche, sans
pour cela avoir besoin de racheter la société. Quant à Yahoo, il ne lui reste
plus rien à défendre, si ce n’est son activité de messagerie. Les actionnaires
de Yahoo ne s’y sont pas trompés, puisque le cours de l’action a chuté de 12 %
suite à l’annonce (il s’était déjà effondré de 52 % depuis le retrait de
l’offre de rachat de Microsoft).
L’opération a été soumise aux autorités de régulation américaine et européenne, la réponse n’est pas attendue avant début 2010. Enfin, un site spécial a été mis en place pour l’occasion : http://www.choicevalueinnovation.com/
Mise à jour du 9 août 2009 : Quelques détails supplémentaires ont
été dévoilés. Si Microsoft reversera 88 % des revenus publicitaires à Yahoo
pendant 5 ans, cette part pourra augmenter pour passer à 90 % pendant les 5
années suivantes, voire même à 93 % su Microsoft souhaite récupérer
l'exclusivité sur la vente de publicités sur ses propres sites. Néanmoins, si
Yahoo ne veut pas céder l'exclusivité, le reversement chute à 83 %.
D'autre part, Microsoft va verser 50 millions de dollars par an pendant 3 ans
pour couvrir les frais de la transition, et l'éditeur va récupérer 400 employés
de Yahoo chargés du moteur de recherche. Enfin, plusieurs portes de sortie sont
offertes à Yahoo, en particulier si le revenu moyen de recherche tombe sous un
certain pourcentage de celui de Google, si leur part de marché cumulé chute ou
si Microsoft cède son activité de recherche sur Internet.
mercredi 15 juillet 2009
Google contre Microsoft : l’affrontement sera total en 2010
Par NewsLetterOnline.net le mercredi 15 juillet 2009, 08:10
Depuis que Bill Gates avait annoncé
qu’Internet n’avait pas d’avenir, Google avait compris qu’une voie était
désormais tracée pour conquérir progressivement le terrain que Microsoft ne
souhaitait pas investir. Quand Microsoft s’est rendu compte de sa bourde, il
était déjà trop tard : Google venait de s’accaparer la place du moteur de
recherche préféré des internautes, en raflant au passage la manne du marché
publicitaire sur Internet. Depuis, Microsoft tente de reprendre des parts de
marché, mais en vain. Il suffit de constater l’évolution du moteur de recherche
de Microsoft, MSN, devenu Live Search puis dernièrement Bing, qui malgré ses
qualités indéniables n’a réussi qu’à rassembler en juin que 8,23 % des
internautes américains (contre 78,48 % pour Google et 11,04 % pour Yahoo).
Notez que c’est quand même un peu plus que Live Search (environ 7,5 %), et que
Bing.com se classe comme le 13ème site le plus fréquenté aux USA, alors que
tous les services n’ont pas encore été lancés.
Mais Google a une vision bien plus large, puisqu’il espère, en s’appuyant
sur ses services web, remplacer à terme Microsoft, pas moins. Ainsi sont
apparus des services en ligne concurrents de Microsoft Office (Google
Documents), un navigateur Internet (Google Chrome), et plus récemment un
système d’exploitation pour mobile (Google Android) qui est en passe de
concurrencer Windows Mobile. Il est temps désormais pour Google de s’attaquer
au cœur de métier de Microsoft, c'est-à-dire à Windows. C’est sur son blog
officiel que Google a dévoilé son nouveau projet, Google Chrome OS, un
système d’exploitation destiné principalement aux netbooks, et qui sera
disponible au second semestre 2010. Pour le moment, peu d’informations ont
filtré sur ce système, qui semble être encore à l’état embryonnaire. Open
source (basé sur Linux, le code source sera d’ailleurs publié fin 2009), il se
veut léger, simple, doté d’une interface en mode fenêtrée et minimaliste,
connecté mais sécurisé, et centré autour du navigateur Chrome pour s’appuyer
sur des services en ligne : « Comme nous l'avons fait avec notre navigateur
Google Chrome, nous revenons aux fondamentaux et repensons complètement
l'architecture qui sous-tend l'ensemble du système, de façon à ce que les
utilisateurs n'aient pas à se préoccuper des virus, des malwares ou de mises à
jour de sécurité. Ça doit simplement fonctionner ». Le travail des développeurs
sera simplifié puisque les applications en ligne existantes fonctionneront avec
Chrome OS.
Compatible x86 et ARM, le système sera distinct d’Android (même si des
composants communs sont envisagés). Rappelons que plusieurs constructeurs
envisageaient d’utiliser Android sur les netbooks pour pallier les frais
engendrés par Windows XP, c’est donc une des raisons pour laquelle Google
semble anticiper cette annonce. Enfin, Google Chrome OS sera évidemment
gratuit.
Et Google frappe fort, en dévoilant les noms des fabricants qui le soutiennent
: Acer, Adobe, Asus, HP, Lenovo, Qualcomm, Texas Instruments, et Freescale.
Mais le partenaire le plus étonnant n’a pas été cité par Google : c’est en
effet Intel lui-même qui l’a dévoilé : « Nous travaillons avec Google sur
différents projets, ainsi que sur des éléments relatifs à celui-ci. Nous avons
été informés de ce projet il y a quelque temps ». En outre, alors qu’Intel
travaille sur son propre système d’exploitation léger, Moblin, plusieurs
fabricants affirment qu’Intel serait en pourparlers avec Google pour développer
des MID avec ses systèmes d’exploitation. De quoi faire exploser le couple «
Wintel » ?
Il est clair que la fenêtre de lancement est une véritable opportunité pour
Google. Au top de la popularité, face à un Microsoft très critiqué, un Windows
Vista contesté et un futur Windows 7 non encore adopté par les entreprises,
Google a une vraie carte à jouer.
Et Microsoft dans tout ça ? Et bien ce dernier ne se démonte pas. Confiant sur l’adoption de Windows 7, déjà annoncé comme un futur succès, l’éditeur va une nouvelle fois tenter de faire vaciller Google en l’affrontant sur son propre terrain, celui des services en ligne. Et Microsoft frappe fort également : il annonce sur son blog que la version en ligne d’Office 2010 (comprenant Word, Excel, Powerpoint et Onenote), Office Web Applications 2010, sera disponible au premier semestre 2010, et sera… gratuite ! Bien évidemment, la contrepartie sera une limitation des fonctionnalités (même si cette suite restera plus puissante que Google Documents) et une restriction du travail collaboratif à Word. Elle fonctionnera sous Windows et MacOS X, avec Internet Explorer, Safari et Firefox. Elle devrait vraisemblablement fonctionner également sous Linux, ce qui est une première pour Microsoft. Deux autres versions en ligne, destinées aux entreprises et plus complètes, sont également prévues mais seront payantes (sous la forme d’un contrat annuel ou d’un abonnement). Une version pour smartphone est également annoncée, sous le nom Mobile 2010, qui reposera sur le cloud computing. Avec cette force de frappe, Microsoft va évidemment en profiter pour rediriger les internautes vers son moteur de recherche et ses autres services en ligne. 2010 risque d’être le théâtre d’une bataille très agitée entre les deux géants…
mardi 16 décembre 2008
Google vs la neutralité du net
Par NewsLetterOnline.net le mardi 16 décembre 2008, 03:19
Google serait-il sur le point
de mettre en péril la neutralité d’Internet ? Selon le Wall Street
Journal, la firme serait en cours de discussion avec les principaux
câblo-opérateurs et opérateurs mobiles américains afin de décrocher des
partenariats pour obtenir un traitement privilégié de ses services web sur
leurs réseaux. Certains opérateurs y verraient une bonne occasion pour partager
les coûts de leur infrastructure, mais au moins un des principaux
câblo-opérateurs américains aurait refusé un tel accord, qui serait selon lui
en violation avec les principes de la FCC sur la neutralité du réseau. On
murmure que Microsoft et Yahoo chercheraient également à décrocher de tels
accords. Ainsi, ces deux derniers se sont récemment retirés d’une
coalition faisant la promotion de la neutralité du net...
Suite à la publication de l’article du Wall Street Journal, Richard Whitt, le
conseiller pour les télécoms et les médias de Google, a démenti l’information.
Il a toutefois avoué que Google cherchait à mettre en place des serveurs de
cache chez les principaux opérateurs (projets OpenEdge et Google Global Cache)
via des accords non exclusifs. Néanmoins, si Google affirme être attaché au
principe de neutralité, on peut craindre que ces serveurs cache puissent
permettre à Google de diriger les internautes vers certaines pages au détriment
d’autres.
vendredi 7 novembre 2008
Rien ne va plus pour Yahoo : abandonné par Google, sa dernière chance reste Microsoft (mis à jour le 8 novembre 2008)
Par NewsLetterOnline.net le vendredi 7 novembre 2008, 04:35
Jerry Yang a opéré un retournement éclair de veste en quelques heures. Google a en effet annoncé mercredi qu'il mettait un terme à l'accord de partenariat sur la recherche sponsorisée passé avec Yahoo en juin dernier, suite à l'annonce de la position défavorable des services antitrust du département américain de la Justice, indiquant qu'ils s'opposeraient à l'accord entre les 2 sociétés pour préserver la concurrence sur le marché de la publicité sur Internet. Or cet accord était stratégique pour Yahoo : il lui avait permis de mettre un terme aux velléités de Microsoft qui cherchait à l'avaler, tout en lui permettant de porter sa marge brute d'autofinancement annuelle de 250 à 450 millions de dollars pour son prochain exercice annuel.
Jeudi, Jerry Yang, le PDG de Yahoo, a déclaré : « A ce jour, je dois dire que la meilleure chose à faire pour Microsoft est d'acheter Yahoo. Je ne pense pas que c'est une mauvaise idée du tout ». Rappelons qu'il tenait des propos tout-à-fait contraires il y a seulement quelques mois, lorsque Microsoft lui faisait une proposition de rachat de 44,6 milliards de dollars (33 $ par action). Seulement voilà, la crise financière est passée par là, et depuis la valeur boursière de Yahoo a dégringolé de 40 %, avec désormais un titre à 13,95 $ seulement. Selon Yang, « Au juste prix, quel que soit le prix, nous sommes disposés à vendre l'entreprise ». Les actionnaires de Yahoo, qui reprochait au PDG d'avoir été trop gourmand jusqu'à faire capoter les négociations avec l'éditeur de Redmond (il réclamait 37 $ par action), risquent fort d'être maintenant très énervés... Reste à savoir si Microsoft souhaite encore racheter Yahoo, même à un prix bradé.
Mise à jour du 8 novembre 2008 : réponse cinglante de Steve Ballmer aux propos de Jerry Yang : « Nous avons fait une offre, suivie d'une autre. À l'évidence, Yahoo ne souhaitait pas que nous le rachetions [...] Nous avons à un moment évoqué un partenariat autour de l'activité de moteur de recherche, et non publicitaire. Cela n'a pas marché non plus [...] Nous ne souhaitons plus revenir en arrière pour réexaminer une acquisition. Honnêtement, je ne vois aucune raison pour qu'ils le fassent aussi. Ils ont refusé notre offre de 33 $ par action, alors passons à autre chose ». Suite à ces propos, l'action de Yahoo a de nouveau dévissé pour atteindre 12,20 $. L'avenir du site est donc sombre. Pour preuve, Yahoo! multiplie les plans de licenciement, et ferme un à un tous ses réseaux sociaux : Mash, puis Yahoo Live et dernièrement Kickstart.
mercredi 10 septembre 2008
Google réduit la durée de rétention de ses logs à 9 mois
Par NewsLetterOnline.net le mercredi 10 septembre 2008, 05:53
Ce n'est pas la seule modification apportée par Google en matière de protection de la vie privée. L'historique de la fonction Google Suggest (qui est en particulier exploitée par Chrome) sera désormais purgée toutes les 24 heures.
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