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Tag - Google

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lundi 12 octobre 2009

Google propose aux internautes de tester la future version de son moteur de recherche

Via son blog ( http://googlewebmastercentral.blogspot.com/2009/08/help-test-some-next-generation.html ), Google a invité en août dernier les internautes à tester la future infrastructure de son moteur de recherches, dont le nom de code est Caffeine. Cette nouvelle version repose sur une architecture permettant d'augmenter la taille de l'index, la rapidité de l'indexation et la pertinence des résultats. Elle est disponible à cette adresse : http://www2.sandbox.google.com/
Selon les premiers tests de Mashable, si l'apparence est identique, les temps de réponse sont deux fois plus courts qu'avec l'actuel moteur (0,07 seconde contre 0,16 seconde, ce qui semble logique puisque la nouvelle infrastructure n'est pas encore sollicitée), le nombre de résultats semble plus élevé (par exemple 635 millions de résultats pour la requête « Microsoft » contre 530 millions avec la version actuelle). En revanche, la pertinence des résultats est quasiment inchangée (avec néanmoins un léger avantage à Caffeine). Mais le changement le plus important reste la rapidité d'indexation, qui est un atout indéniable contre la montée en puissance du moteur Bing de Microsoft.

Début octobre, Google a également introduit de nouvelles options sur la version américaine de son moteur : recherche selon une date précise, recherche parmi les pages visitées, filtrage par source (forums, livres, actualités, vidéos…), par informations connexes, et par images. Google permet également de limiter les résultats renvoyés par les sites marchands pour limiter le nombre de sites proposés (ce qui ne limite toutefois pas les liens sponsorisés…). Une fonction de traduction de sites est en outre proposée aux webmasters.

Enfin, Google vient de lancer une nouvelle phase de bêta-test (limitée à 100.000 utilisateurs) concernant sa plateforme de communication collaborative Google Wave, une sorte de croisement entre un service de messagerie et d’un wiki, permettant la gestion des contacts, le partage de documents, la gestion des extensions et des robots, et la fusion des nombreuses ressources comme des flux, Twitter, blogs… Si Google a réussi à créer le buzz en annonçant cette phase de test, les premiers retours sont néanmoins mitigés. Google Wave nécessite un navigateur compatible HTML5 (Safari, Chrome, Firefox), mais peut fonctionner avec Internet Explorer 7 ou 8 grâce au plug-in Chrome Frame de Google, qui permet d’incorporer le moteur de rendu et le moteur Javascript de Google Chrome dans Internet Explorer (une initiative critiquée par Microsoft, jugeant que ce plug-in rend Internet Explorer moins sûr, mais également par la fondation Mozilla, qui estime que ce plug-in rend difficile la gestion des données personnelles, désactive des fonctions importantes du navigateur de Microsoft comme la navigation privée, et qui pourrait pousser les internautes à choisir le moteur de rendu selon le site, renforçant les problèmes de compatibilité actuels sur le web). http://wave.google.com/

dimanche 11 octobre 2009

Des actionnaires de On2 rejettent l'opération de rachat de Google

On2 et Google se sont-ils un peu trop rapidement précipité pour annoncer le rachat du premier par le second ? Il semble bien que ce soit le cas, car plusieurs actionnaires du spécialiste de la compression vidéo ont repoussé l'offre de Google (106,5 millions de dollars), la jugeant insuffisante, et ont dans la foulée porté plainte contre le moteur de recherche pour déclencher une procédure en class action afin de bloquer la procédure de rachat. Ils réclament en outre des dommages et intérêts à Google et au conseil d'administration d'On2.
Ils les accusent d'avoir sciemment choisi de révéler cette opération la veille de l'annonce des résultats trimestriels de On2, à un moment où le cours de l'action était faible, pour éviter d'avoir à augmenter le montant de l'offre. Le rachat de cette société étant stratégique pour Google, ce dernier devrait vraisemblablement accepter de mettre la main au portefeuille pour stopper les poursuites et finaliser la procédure.

Ce petit couac n’empêche pas Google de continuer ses emplettes. Le moteur de recherche s’est ainsi offert la société reCaptcha, spécialisée dans la retranscription de textes par reconnaissance de caractère et les systèmes de lutte contre le remplissage de formulaires en ligne par des robots.

lundi 10 août 2009

Google veut devenir incontournable en HTML5

En juillet dernier, le W3C portait un coup d'arrêt au développement du standard HTML5 en supprimant des spécifications les codecs supportés (rappelons en effet que le format HTML5 ne nécessitera plus de plug-in pour la lecture des fichiers audio et vidéo, ce qui devrait mettre un terme à l'hégémonie d'Adobe Flash sur le web). En effet, aucun consensus n'a réussi à se dégager entre le format ouvert Ogg Thera (soutenu par la fondation Mozilla et Opera Software) et le format sous licence H.264 soutenu par Apple. Apple refuse en effet de soutenir le format Ogg Theora par manque de compatibilité matériel, et surtout car il pourrait potentiellement réveiller des détenteurs de brevets qui pourraient revendiquer des royalties (même si le format est en principe ouvert). Opera et Mozilla refusent le H.264 à cause des coûts et des droits de licence. Et pendant que Microsoft réfléchit à implémenter le support de la balise <vidéo> dans Internet Explorer, Google a implémenté les 2 formats dans Chrome... tout en repoussant les 2 solutions. En effet, la licence du H.264 est incompatible avec la version open source de Chrome (Chromium), et la qualité par bit d'Ogg Theora ne serait pas adaptée au volume géré par YouTube. En conséquence, le W3C va laisser la guerre des formats perdurer, jusqu'à ce qu'un standard de fait s'impose (ce qui risque de prendre plusieurs années).

Mais Google a déjà une idée en tête. Imposer la solution grâce à son arme YouTube. Or Google vient d'annoncer le rachat de la société On2 Technologies pour 106,5 millions de dollars, une opération qui sera finalisée en fin d'année. Si Google n'a encore rien dévoilé de son objectif, les spéculations se multiplient. On2 est en effet spécialisé dans les technologies de compression vidéo, et a développé plusieurs codecs (VP3, VP4, VP5, TrueMotion VP6, TrueMotion VP7 et VP8). La société, bien que hautement déficitaire, possède des clients de renom (AOL, Skype, Nokia, Adobe, Sony, Yamaha...), et il semble certain que Google se prépare à exploiter ces technologies pour son service de vidéo en streaming YouTube. Mais Google pourrait également ouvrir le code source de son codec VP8 (jugé par certains comme supérieur au H.264) pour permettre son adoption par toute l'industrie au sein du standard HTML5. Et justement, la nouvelle version beta de Chrome (la 3.0.195.4) introduit le support du HTML5.

Une autre bataille se profile au sein de l'HTML5 : celle de la 3D. Google a ainsi introduit le plug-in O3D, qui s'oppose au Canvas 3D JS Library (C3DL) de Mozilla. Le Kronos Group, qui est en charge des spécifications des standards OpenGL et OpenCL, va tenter d'unifier les deux solutions d'ici le premier semestre 2010 avec le WebGL, permettant de gérer OpenGL ES 2.0 avec le Javascript.

lundi 3 août 2009

Microsoft et Yahoo! parviennent enfin à un accord pour unir leurs forces contre Google (MAJ)

Après plusieurs mois de négociations infructueuses, le feuilleton Yahoo-Microsoft arrive enfin à son terme. Plutôt que d'envisager un rachat du premier par le second, les deux nouveaux partenaires ont préféré mettre en commun leurs moyens pour une durée de 10 ans afin de créer des synergies dans le but de partir à l'assaut de leur ennemi commun, Google.

Concrètement, comment cela va-t-il fonctionner ?
Dans un premier temps, Yahoo va apporter l’ensemble de ses technologies de recherche à Microsoft, afin d'enrichir Bing.com qui deviendra dès lors le moteur de recherche exclusif sur son portail. Cette phase devrait prendre 24 mois. Yahoo va également prendre en charge la gestion des annonceurs pour les 2 groupes, en intégrant la plateforme Microsoft AdCenter à sa régie publicitaire (en abandonnant donc sa plateforme Panama).

Yahoo estime que l'opération lui fera économiser 700 millions de dollars par an, d’autant que Microsoft l’indemnisera en partageant une partie de ses revenus, et en lui payant le coût d’acquisition du trafic sur une base de 88 % des revenus générés par les recherches sur le site de Yahoo sur une durée de 5 ans.  En outre, Microsoft va garantir les revenus de son partenaire pour les 18 premiers mois après l’intégration de Bing, et ceci dans tous les pays. Il faut noter qu’une information a fuité suite à une présentation de Microsoft, qui indique que l’éditeur table sur une perte de 300 millions de dollars pendant les 2 premières années, ainsi que sur des coûts de transition de 600 à 700 millions de dollars, avant de pouvoir générer à nouveau des profits.

Les 2 groupes précisent que la vie privée des internautes sera respectée par cet accord. Seules les données nécessaires au bon fonctionnement du moteur de recherche seront partagées, les informations confidentielles du profil des utilisateurs ne seront pas échangées. Chaque société continuera d’opérer ses différents services (e.mail, messagerie instantanée…) de manière indépendante.

Si pour les analystes le rapprochement des 2 sociétés est une bonne idée, la manière compliquée dont elle est effectuée laisse songeur. Un simple rachat de Yahoo aurait été nettement plus efficace... Et le résultat de l’alliance face à Google reste incertain. Par exemple, si les API de Yahoo comme SearchMonkey et BOSS (Build your Own Search Service) sont abandonnés (ce qui n’a pour le moment pas été confirmé), nul doute que les développeurs vont très vite se tourner vers ceux de Google…Rappelons également que l’audience du moteur Google est très élevée aux USA selon Comscore (65 % des recherches), loin devant Yahoo (19,6 %) et Bing (8,4 %). Et dans le reste du monde, Yahoo et Bing sont presque inexistants, puisque la part de marché de Google dépasse allègrement les 80 voire 90 % dans certains pays.

L’opération reste néanmoins une victoire pour Microsoft, qui met la main sur le flux de requêtes que génère Yahoo pour enrichir son moteur de recherche, sans pour cela avoir besoin de racheter la société. Quant à Yahoo, il ne lui reste plus rien à défendre, si ce n’est son activité de messagerie. Les actionnaires de Yahoo ne s’y sont pas trompés, puisque le cours de l’action a chuté de 12 % suite à l’annonce (il s’était déjà effondré de 52 % depuis le retrait de l’offre de rachat de Microsoft).

L’opération a été soumise aux autorités de régulation américaine et européenne, la réponse n’est pas attendue avant début 2010. Enfin, un site spécial a été mis en place pour l’occasion : http://www.choicevalueinnovation.com/

Mise à jour du 9 août 2009 : Quelques détails supplémentaires ont été dévoilés. Si Microsoft reversera 88 % des revenus publicitaires à Yahoo pendant 5 ans, cette part pourra augmenter pour passer à 90 % pendant les 5 années suivantes, voire même à 93 % su Microsoft souhaite récupérer l'exclusivité sur la vente de publicités sur ses propres sites. Néanmoins, si Yahoo ne veut pas céder l'exclusivité, le reversement chute à 83 %.
D'autre part, Microsoft va verser 50 millions de dollars par an pendant 3 ans pour couvrir les frais de la transition, et l'éditeur va récupérer 400 employés de Yahoo chargés du moteur de recherche. Enfin, plusieurs portes de sortie sont offertes à Yahoo, en particulier si le revenu moyen de recherche tombe sous un certain pourcentage de celui de Google, si leur part de marché cumulé chute ou si Microsoft cède son activité de recherche sur Internet.

mercredi 15 juillet 2009

Google contre Microsoft : l’affrontement sera total en 2010

Depuis que Bill Gates avait annoncé qu’Internet n’avait pas d’avenir, Google avait compris qu’une voie était désormais tracée pour conquérir progressivement le terrain que Microsoft ne souhaitait pas investir. Quand Microsoft s’est rendu compte de sa bourde, il était déjà trop tard : Google venait de s’accaparer la place du moteur de recherche préféré des internautes, en raflant au passage la manne du marché publicitaire sur Internet. Depuis, Microsoft tente de reprendre des parts de marché, mais en vain. Il suffit de constater l’évolution du moteur de recherche de Microsoft, MSN, devenu Live Search puis dernièrement Bing, qui malgré ses qualités indéniables n’a réussi qu’à rassembler en juin que 8,23 % des internautes américains (contre 78,48 % pour Google et 11,04 % pour Yahoo). Notez que c’est quand même un peu plus que Live Search (environ 7,5 %), et que Bing.com se classe comme le 13ème site le plus fréquenté aux USA, alors que tous les services n’ont pas encore été lancés.

Mais Google a une vision bien plus large, puisqu’il espère, en s’appuyant sur ses services web, remplacer à terme Microsoft, pas moins. Ainsi sont apparus des services en ligne concurrents de Microsoft Office (Google Documents), un navigateur Internet (Google Chrome), et plus récemment un système d’exploitation pour mobile (Google Android) qui est en passe de concurrencer Windows Mobile. Il est temps désormais pour Google de s’attaquer au cœur de métier de Microsoft, c'est-à-dire à Windows. C’est sur son blog officiel que Google a dévoilé son nouveau projet, Google Chrome OS, un système d’exploitation destiné principalement aux netbooks, et qui sera disponible au second semestre 2010. Pour le moment, peu d’informations ont filtré sur ce système, qui semble être encore à l’état embryonnaire. Open source (basé sur Linux, le code source sera d’ailleurs publié fin 2009), il se veut léger, simple, doté d’une interface en mode fenêtrée et minimaliste, connecté mais sécurisé, et centré autour du navigateur Chrome pour s’appuyer sur des services en ligne : « Comme nous l'avons fait avec notre navigateur Google Chrome, nous revenons aux fondamentaux et repensons complètement l'architecture qui sous-tend l'ensemble du système, de façon à ce que les utilisateurs n'aient pas à se préoccuper des virus, des malwares ou de mises à jour de sécurité. Ça doit simplement fonctionner ». Le travail des développeurs sera simplifié puisque les applications en ligne existantes fonctionneront avec Chrome OS.
Compatible x86 et ARM, le système sera distinct d’Android (même si des composants communs sont envisagés). Rappelons que plusieurs constructeurs envisageaient d’utiliser Android sur les netbooks pour pallier les frais engendrés par Windows XP, c’est donc une des raisons pour laquelle Google semble anticiper cette annonce. Enfin, Google Chrome OS sera évidemment gratuit.
Et Google frappe fort, en dévoilant les noms des fabricants qui le soutiennent : Acer, Adobe, Asus, HP, Lenovo, Qualcomm, Texas Instruments, et Freescale. Mais le partenaire le plus étonnant n’a pas été cité par Google : c’est en effet Intel lui-même qui l’a dévoilé : « Nous travaillons avec Google sur différents projets, ainsi que sur des éléments relatifs à celui-ci. Nous avons été informés de ce projet il y a quelque temps ». En outre, alors qu’Intel travaille sur son propre système d’exploitation léger, Moblin, plusieurs fabricants affirment qu’Intel serait en pourparlers avec Google pour développer des MID avec ses systèmes d’exploitation. De quoi faire exploser le couple « Wintel » ?
Il est clair que la fenêtre de lancement est une véritable opportunité pour Google. Au top de la popularité, face à un Microsoft très critiqué, un Windows Vista contesté et un futur Windows 7 non encore adopté par les entreprises, Google a une vraie carte à jouer.

Et Microsoft dans tout ça ? Et bien ce dernier ne se démonte pas. Confiant sur l’adoption de Windows 7, déjà annoncé comme un futur succès, l’éditeur va une nouvelle fois tenter de faire vaciller Google en l’affrontant sur son propre terrain, celui des services en ligne. Et Microsoft frappe fort également : il annonce sur son blog que la version en ligne d’Office 2010 (comprenant Word, Excel, Powerpoint et Onenote), Office Web Applications 2010, sera disponible au premier semestre 2010, et sera… gratuite ! Bien évidemment, la contrepartie sera une limitation des fonctionnalités (même si cette suite restera plus puissante que Google Documents) et une restriction du travail collaboratif à Word. Elle fonctionnera sous Windows et MacOS X, avec Internet Explorer, Safari et Firefox. Elle devrait vraisemblablement fonctionner également sous Linux, ce qui est une première pour Microsoft. Deux autres versions en ligne, destinées aux entreprises et plus complètes, sont également prévues mais seront payantes (sous la forme d’un contrat annuel ou d’un abonnement). Une version pour smartphone est également annoncée, sous le nom Mobile 2010, qui reposera sur le cloud computing. Avec cette force de frappe, Microsoft va évidemment en profiter pour rediriger les internautes vers son moteur de recherche et ses autres services en ligne. 2010 risque d’être le théâtre d’une bataille très agitée entre les deux géants…

mardi 16 décembre 2008

Google vs la neutralité du net

Google serait-il sur le point de mettre en péril la neutralité d’Internet ? Selon le Wall Street Journal, la firme serait en cours de discussion avec les principaux câblo-opérateurs et opérateurs mobiles américains afin de décrocher des partenariats pour obtenir un traitement privilégié de ses services web sur leurs réseaux. Certains opérateurs y verraient une bonne occasion pour partager les coûts de leur infrastructure, mais au moins un des principaux câblo-opérateurs américains aurait refusé un tel accord, qui serait selon lui en violation avec les principes de la FCC sur la neutralité du réseau. On murmure que Microsoft et Yahoo chercheraient également à décrocher de tels accords. Ainsi, ces deux derniers se sont récemment retirés d’une coalition faisant la promotion de la neutralité du net...
Suite à la publication de l’article du Wall Street Journal, Richard Whitt, le conseiller pour les télécoms et les médias de Google, a démenti l’information. Il a toutefois avoué que Google cherchait à mettre en place des serveurs de cache chez les principaux opérateurs (projets OpenEdge et Google Global Cache) via des accords non exclusifs. Néanmoins, si Google affirme être attaché au principe de neutralité, on peut craindre que ces serveurs cache puissent permettre à Google de diriger les internautes vers certaines pages au détriment d’autres.

vendredi 7 novembre 2008

Rien ne va plus pour Yahoo : abandonné par Google, sa dernière chance reste Microsoft (mis à jour le 8 novembre 2008)

Jerry Yang a opéré un retournement éclair de veste en quelques heures. Google a en effet annoncé mercredi qu'il mettait un terme à l'accord de partenariat sur la recherche sponsorisée passé avec Yahoo en juin dernier, suite à l'annonce de la position défavorable des services antitrust du département américain de la Justice, indiquant qu'ils s'opposeraient à l'accord entre les 2 sociétés pour préserver la concurrence sur le marché de la publicité sur Internet. Or cet accord était stratégique pour Yahoo : il lui avait permis de mettre un terme aux velléités de Microsoft qui cherchait à l'avaler, tout en lui permettant de porter sa marge brute d'autofinancement annuelle de 250 à 450 millions de dollars pour son prochain exercice annuel.

Jeudi, Jerry Yang, le PDG de Yahoo, a déclaré : « A ce jour, je dois dire que la meilleure chose à  faire pour Microsoft est d'acheter Yahoo. Je ne pense pas que c'est une mauvaise idée du tout ». Rappelons qu'il tenait des propos tout-à-fait contraires il y a seulement quelques mois, lorsque Microsoft lui faisait une proposition de rachat de 44,6 milliards de dollars (33 $ par action). Seulement voilà, la crise financière est passée par là, et depuis la valeur boursière de Yahoo a dégringolé de 40 %, avec désormais un titre à 13,95 $ seulement. Selon Yang, « Au juste prix, quel que soit le prix, nous sommes disposés à vendre l'entreprise ». Les actionnaires de Yahoo, qui reprochait au PDG d'avoir été trop gourmand jusqu'à faire capoter les négociations avec l'éditeur de Redmond (il réclamait 37 $ par action), risquent fort d'être maintenant très énervés... Reste à savoir si Microsoft souhaite encore racheter Yahoo, même à un prix bradé.

Mise à jour du 8 novembre 2008 : réponse cinglante de Steve Ballmer aux propos de Jerry Yang : « Nous avons fait une offre, suivie d'une autre. À l'évidence, Yahoo ne souhaitait pas que nous le rachetions [...] Nous avons à un moment évoqué un partenariat autour de l'activité de moteur de recherche, et non publicitaire. Cela n'a pas marché non plus [...] Nous ne souhaitons plus revenir en arrière pour réexaminer une acquisition. Honnêtement, je ne vois aucune raison pour qu'ils le fassent aussi. Ils ont refusé notre offre de 33 $ par action, alors passons à autre chose ». Suite à ces propos, l'action de Yahoo a de nouveau dévissé pour atteindre 12,20 $. L'avenir du site est donc sombre. Pour preuve, Yahoo! multiplie les plans de licenciement, et ferme un à un tous ses réseaux sociaux : Mash, puis Yahoo Live et dernièrement Kickstart.

mercredi 10 septembre 2008

Google réduit la durée de rétention de ses logs à 9 mois

Sous la pression des autorités européennes, Google a annoncé qu'il avait une nouvelle fois modifié sa politique en matière de rétention des données personnelles des utilisateurs, en anonymisant les requêtes au bout de 9 mois contre 18 mois auparavant (alors que l'Union européenne réclame un délai de 6 mois). Mais Google prévient que cette modification est la dernière : réduire la durée en dessous des 9 mois pourrait réduire la qualité des résultats de son moteur de recherche. Selon Niels Provos, responsable du département de sécurité de Google, l'analyse du trafic permet en effet d'identifier les sites suspects : « nous analysons les données à la recherche d'anomalies ou d'indices qui puissent suggérer la présence de malwares ou d'attaques de phishing au sein de nos résultats de recherche ou d'attaque sur nos services et produits, et d'autres menaces pour nos utilisateurs ».
Ce n'est pas la seule modification apportée par Google en matière de protection de la vie privée. L'historique de la fonction Google Suggest (qui est en particulier exploitée par Chrome) sera désormais purgée toutes les 24 heures.

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