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jeudi 11 juin 2009

Hadopi : Le Conseil Constitutionnel annihile la riposte graduée

Conseil ConstitutionnelC’est une nouvelle claque magistrale, et pour tout dire historique, que le Conseil Constitutionnel vient d’infliger au gouvernement et la majorité présidentielle. Il vient en effet de faire imploser en vol le projet de loi Création et Internet en censurant le cœur du projet, autrement dit le pouvoir de sanction de l’autorité lié au principe de la coupure d’accès à Internet, qui était l’élément principal de la fameuse riposte graduée. C’est en effet une décision historique (et prévisible), car selon les juristes, l’avis du Conseil est l’un des plus sévères de ces 10 dernières années. Comme l’a indiqué au journal Le Monde le professeur de droit constitutionnel Dominique Rousseau, « cette censure est nette, sans appel, claire et particulièrement motivée […] Le Conseil constitutionnel offre une motivation particulièrement sévère, puisqu'il accuse le gouvernement, à l'origine de cette loi, d'avoir méconnu à la fois la liberté d'expression, le principe de la séparation des pouvoirs et la présomption d'innocence ».

Le premier point soulevé dans l’avis des sages est le suivant, et il est essentiel : « la liberté de communication et d'expression, énoncée à l'article 11 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, fait l'objet d'une constante jurisprudence protectrice par le Conseil constitutionnel […] Cette liberté implique aujourd'hui, eu égard au développement généralisé d'internet et à son importance pour la participation à la vie démocratique et à l'expression des idées et des opinions, la liberté d'accéder à ces services de communication au public en ligne ». Autrement dit, et pour la première fois en France, Internet est reconnu comme un droit fondamental, et par conséquent seule l’autorité judiciaire est autorisée à en priver l’accès. Et le Conseil enfonce le clou : « le rôle de la Haute autorité est d'avertir le téléchargeur qu'il a été repéré, mais pas de le sanctionner ». On ne peut être plus clair…

Ce point est un double camouflet pour le gouvernement. D’une part, sur un plan national, il contredit les paroles de Christine Albanel à l’Assemblée Nationale et rend impossible toute automatisation des sanctions comme le souhaitait la ministre. D’autre part, sur un plan européen, Nicolas Sarkozy se couvre de ridicule, puisque le Conseil Constitutionnel confirme intégralement l’amendement Bono, que le gouvernement et l’UMP tentaient de faire invalider, au point même de retarder la directive Paquet Télécom (alors que dans le même temps Christine Albanel prétendait que la décision du Parlement Européen n’avait pas de conséquence sur son projet de loi). L’adoption de l’amendement Bono, et donc le déblocage de la directive Paquet Telecom, semble désormais inéluctable. Plus important : Internet ayant désormais un statut de droit fondamental en France, les futurs projets de filtrage du web (tels que la LOPSI 2) devront en tenir compte. Ainsi, il ne sera possible de priver les internautes  de l’accès à un site qu’en cas de force majeure, ce qui réduit considérablement le pouvoir de nuisance de ces lois. Le Conseil précise à ce sujet que les mesures de filtrage ne pourront être ordonnées qu’après une procédure contradictoire (pour permettre aux éditeurs de contester la demande), le tribunal ne pouvant en outre prononcer que des mesures « strictement nécessaires à la préservation des droits en cause », ce qui devrait rassurer les FAI et les hébergeurs qui devaient selon le texte de loi mettre en œuvre « toutes mesures propres à prévenir ou à faire cesser » une violation des droits d’auteur.

Le second point soulevé dans l’avis concerne le renversement de la charge de la preuve : « en méconnaissance de l'article 9 de la Déclaration de 1789, la loi instituait ainsi, en opérant un renversement de la charge de la preuve, une présomption de culpabilité pouvant conduire à prononcer contre l'abonné des sanctions privatives ou restrictives du droit ». Autrement dit, ce ne sera plus aux internautes de prouver leur innocence en cas d’accusation (ce qui était quasiment impossible), mais à la justice de prouver sa culpabilité.  En conséquence, les outils de sécurisation, qui devaient permettre aux internautes d’apporter la preuve de leur innocence  par le respect de l’obligation de surveillance, perdent une grande part de leur intérêt puisque leur labellisation par l’Hadopi n’aura plus qu’une simple valeur informative.

Ces points étant fixés, une bonne partie du texte de loi s’écroule logiquement comme un château de cartes. Ainsi, le Conseil Constitutionnel supprime le fichage des internautes sanctionnés, et impose une nouvelle autorisation de la CNIL concernant le traitement des infractions. Néanmoins, il faut souligner que si en l’état actuel le projet de loi ne permet plus que l’envoi d’e.mails et de courriers aux internautes, le Conseil a validé une grande partie du texte. Il accepte en particulier l’obligation de surveillance de l’utilisation de l’accès Internet par l’abonné, et il autorise le volet pédagogique du projet face au piratage massif qui se développe sur Internet.

Bien évidemment, Christine Albanel se réjouit que « le processus pédagogique de prévention du piratage ait été adopté par le Conseil Constitutionnel ». Elle regrette toutefois « de ne pouvoir, comme le Gouvernement et le Parlement l’avaient souhaité, aller jusqu’au bout de la logique de "dépénalisation" du comportement des internautes, en confiant à une autorité non judiciaire toutes les étapes – y compris le prononcé de la sanction – du processus ». Néanmoins, celle qui avait annoncé qu’elle démissionnerait si la loi n’était pas adoptée n’entend pas s’avouer vaincue. Pour respecter le calendrier initial, elle envisage de promulguer rapidement le texte amputé des points litigieux soulevés par le Conseil Constitutionnel, ce qui permettrait d’envoyer les premiers e.mails d’avertissement dès la rentrée, puis de proposer (pour la quatrième fois) à l’Assemblée Nationale d’ici octobre un texte remanié prenant en compte l’autorité judiciaire pour la phase de la sanction. Elle a dans cette optique annoncée que neuf TGI seraient créés dans les régions pour gérer les contentieux. Mais la ministre semble improviser, puisqu’elle a également indiqué que les juges pourraient proposer des sanctions alternatives à la coupure de l’accès Internet, comme par exemple des amendes. Bien évidemment, de nombreuses questions restent sans réponse : par exemple, comment prouver la culpabilité d’un internaute, sachant que plusieurs procès récents ont abouti à la relaxe des suspects à cause de la non-fiabilité de l’adresse IP ? Comment rendre un tel dispositif efficace si la procédure de sanction passe par des tribunaux déjà fortement encombrés ?

Parmi les autres réactions, citons le député socialiste Christian Paul : « la loi Hadopi est touchée au cœur. Replâtrer Hadopi, ce serait persister dans l'erreur. Il va falloir que Nicolas Sarkozy lève la fatwa qu'il avait jetée sur les internautes ». Pour le député-maire socialiste Patrick Bloche, « nous sommes heureux que le Conseil constitutionnel ait rejoint notre position. C'était un texte perdant-perdant. Perdant pour les internautes, perdant pour les artistes. Pour les internautes, la censure du texte est ce qu'il y a de mieux. Cette décision justifie les dizaines d'heures passées dans l'Hémicycle. Internet est un droit fondamental, et une autorité administrative ne peut pas restreindre ces libertés individuelles ». Pour la députée Verts Martine Billard, « cette décision réaffirme le principe de la présomption d’innocence et reconnaît le droit fondamental à l’accès internet y compris depuis son domicile. La suppression de la sanction du manquement à l'obligation de surveillance de sa connexion renvoie cette mesure scandaleuse aux oubliettes de l'histoire ». Pour Guy Bono, « c’est une énorme claque pour Nicolas Sarkozy qui s’était personnellement impliqué dans ce dossier et pire encore pour Mme Albanel qui a porté le projet de loi Création et Internet depuis près d’un an et demi. Dans n’importe quel autre pays européen, le ministre de la Culture aurait déjà démissionné depuis longtemps ». Pour Jérémie Zimmermann, le porte-parole du collectif La Quadrature du Net, « c'est une grande victoire pour les citoyens qui ont prouvé qu'ils pouvaient agir ensemble pour protéger leur liberté. La riposte graduée est finalement enterrée. Il ne reste qu'une immense machine à spams pour les industries du divertissement et payée par le contribuable ». Du côté de la majorité présidentielle, c’est l’acharnement qui prime. Pour Frédéric Lefebvre, « ce texte nous le voulons, nous l'aurons ». Pour le rapporteur du texte, Frank Riester, « cette décision ne remet pas en cause l'esprit de la loi et les principes de la riposte graduée. Simplement, la décision de la suspension de l'abonnement sera prise par le juge ». En revanche, du côté des industries culturelles, c’est la douche froide. L’UFPI (Union des producteurs phonographiques français indépendants) se dit consternée : « Selon nous, celle loi n'a plus aucun intérêt ». Enfin, le SNEP (Syndicat national de l'édition phonographique) a exprimé sa déception : « Bien sûr, c'est une déception parce qu'on reperd du temps. Mais il faut retenir que l'Hadopi existera, qu'elle enverra des messages d'avertissement : ça ne règlera pas tout, mais pour nous, c'est très important […] En renvoyant au juge la responsabilité de prononcer des sanctions, le Conseil constitutionnel replace les téléchargements illégaux sur Internet dans le champ des sanctions applicables à la contrefaçon et renforce ainsi le caractère dissuasif des messages envoyés par l'Hadopi […] Le vrai problème, ce sont les moyens matériels à mettre en œuvre pour que la justice puisse agir efficacement et rapidement ». Et de conclure fort justement : « la course d'obstacles olympiques n'est pas terminée »…

Mise à jour du 14 juin 2009 : Sans surprise, la Commission Européenne s'est félicitée de la position du Conseil Constitutionnel qui pourrait permettre de débloquer la directive Paquet Telecom : « Nous invitons les Etats membres à analyser cet arrêt avec beaucoup de prudence et à réfléchir [pour] faire le dernier pas et se mettre d'accord [sur] une importante réforme du marché des télécoms dans l'Union Européenne ». Néanmoins, la France pourrait s'entêter, car accepter l'amendement Bono constituerait un précédent qui pourrait inciter les députés européens à user davantage de leurs pouvoirs contre les Etats membres. Toutefois, la France semble désormais isolée dans ce dossier.

mercredi 27 mai 2009

Free lance FreeWiFi, le plus grand réseau communautaire sans fil du monde… pour le moment

Free  « innove » encore : le FAI, dans un communiqué de presse triomphant, annonce qu’il vient de lancer « le plus grand réseau communautaire au monde ». Nommé FreeWiFi, il se base sur le parc des 3 millions de Freebox ADSL v5 en zone dégroupée, lesquelles se transforment automatiquement en hotspot public en ajoutant un nouveau réseau WiFi (distinct du réseau privé des abonnés) avec la dernière version du firmware. Inutile de tergiverser plus longtemps, Free n’a bien entendu rien inventé, puisque les réseaux sans-fil communautaires existent depuis longtemps (FON, Ozone…). En outre, son concurrent direct SFR propose depuis 2 ans via la NeufBox de créer un hotspot FON (quelques centaines de milliers de NeufBox font parties de ce réseau). Orange réserve de son côté cette option aux Livebox Pro (ce qui est une option payante).

Si Free n’est donc pas le précurseur dans ce domaine, il faut toutefois noter quelques points inédits. Ainsi, les abonnés de Free qui accèdent gratuitement à ce réseau sans-fil se verront attribuer une adresse IP distincte de celle de la Freebox, évitant donc (par exemple) les risques que fait courir la loi Hadopi sur les utilisateurs du réseau FON qui partagent la même adresse IP que le propriétaire du hotspot. Free précise d’ailleurs dans son communiqué que ce service constitue pour ses clients une connexion Internet de secours « en cas d’interruption de leur accès ADSL », ce qui semble être une référence directe à la loi Création et Internet… et une nouvelle provocation vis-à-vis du gouvernement !

L’accès au réseau FreeWiFi se fait grâce à une authentification sur une interface web ( http://wifi.free.fr/ ), un code de connexion étant fourni via l’afficheur de la Freebox de l’abonné. La bande passante attribuée à l’internaute itinérant sera limitée à la bande passante inutilisée du détenteur de la Freebox, ce dernier ne subira donc pas de réduction de débit. Enfin, il sera possible de s’abonner directement à Free en passant par l’accès FreeWiFi d’un voisin (avec une validation par SMS), et mieux, il sera possible de commencer immédiatement à naviguer sur Internet en attendant la livraison de la Freebox.

Cette initiative est néanmoins source de nombreuses critiques. Ainsi, l’ouverture du service se fait automatiquement, sans l’avis des abonnés. Ces derniers peuvent néanmoins stopper le partage de la connexion en désactivant le module WiFi de la Freebox dans leur interface de gestion, et il y a une forte probabilité que de nombreux internautes stoppent ce service pour éviter de partager leur connexion. Notez que la désactivation de FreeWiFi empêche ensuite l’abonné de se connecter en WiFi sur les Freebox des autres abonnés. D’autre part, la nature de la connexion au réseau FreeWiFi risque d’entrainer la création de faux hotspots FreeWiFi, afin de dérober les identifiants des clients de Free… Enfin, comme à l’accoutumée avec ce FAI, l’ouverture du service a déclenché de nombreux problèmes. Ainsi, le premier firmware 1.5.3 empêchait à la Freebox HD de se connecter à la Freebox ADSL. Un second firmware 1.5.4 a été rapidement mis en ligne, mais il semble ne pas résoudre tous les problèmes selon plusieurs abonnés.

samedi 10 janvier 2009

Internet en bref - 10 janvier 2009

E.Mail :
- Selon un post d'un représentant de Microsoft dans les forums de Windows Live, l'accès POP3 à Hotmail pourrait devenir gratuit pour concurrencer Gmail qui le fait depuis toujours. Actuellement, cette option nécessite une souscription a Windows Live Hotmail Plus, facturé 19,99 € par an.

jeudi 8 janvier 2009

Internet en bref - 8 janvier 2009

FAI :
- Les abonnés Alice peuvent pousser un soupir de soulagement : face à leur mécontentement, Iliad a rétabli dans le programme Reciprok le barème de points des heures bas débit gratuites.
- Iliad a mis fin à l’accord de partenariat entre Budget Telecom et Alice permettant au premier de revendre l’offre ADSL du second sous sa marque. Par conséquent, Budget Telecom a choisi de signer un accord avec France Telecom pour continuer à proposer ses offres.
TV sur IP :
- Orange et Canal + sont-ils réconciliés ? Orange  a en effet annoncé la signature d’un accord pluriannuel avec Canal+pour permettre aux abonnés Orange non éligibles à la TV par ADSL de s’abonner courant 2009 aux offres Canal+ et Canalsat via Astria. Orange fournira à ses abonnés un décodeur hybride ADSL/satellite. D’autre part, Orange annonce que ses abonnés triple play qui disposent d’un abonnement Canal+ et Canalsat pourront accéder courant 2009 à Canal+ à la demande et Canalsat à la demande directement via sa TV en plus de l’accès PC.
Piratage :
- Après avoir renonc é provisoirement aux poursuites contre les internautes, la RIAA a annoncé qu’elle ne ferait plus appel à la société MediaSentry pour rechercher les internautes pirates sur les réseaux P2P. Les méthodes utilisées par la société étaient en effet sujettes à caution et leur fiabilité douteuse (qui avait par exemple entrainé une mise en accusation d’une personne… décédée),  à tel point que des juges ont reproché à la société de ne pas posséder une licence d’enquêteur pour utiliser certains de ses pratiques. La RIAA devrait toutefois continuer de faire appel à la société DtecNet Software (Danemark) pour surveiller les internautes.
- La société Hustler Europe a fait appel à Media Protector pour débusquer les internautes échangeant ses films pornographiques sur les réseaux P2P.
Vie privée :
- L’Université de l’Etat de l’Ohio a alerté 18.000 étudiants suite à la découverte d’une fuite de leurs informations personnelles sur Internet, à cause d’un assureur en charge de l’assurance maladie des étudiants qui avait négligemment laissé ces données sur un serveur non protégé qui a rapidement été indexé par Google…
Sites communautaires :
- Suite à la présence d’un bug dans un outil de gestion du site de micro-blogging Twitter, 33 comptes de personnalités ont été piratés (dont Barack Obama, Britney Spears…) par un internaute qui s’est amusé en ajoutant de faux messages.

mardi 6 janvier 2009

Internet en bref - 6 janvier 2009

FAI :
- Iliad continue de faire le ménage chez Alice. La dernière victime est le service « Relations Web Alice », un service de médiation qui était composé de 2 personnes chargées de remonter les problèmes des abonnés et de leur fournir des réponses. Le service était très apprécié, mais Iliad ne fait qu’aligner Alice sur Free, dont la communication sur les anomalies est depuis toujours déficiente…
Hack :
- Dans le contexte de lutte contre le piratage, il fallait oser : un pirate a modifié le 26 décembre dernier le site Internet du Tribunal de Grande Instance de Bonneville (Haute-Savoie) pour le transformer en Stro, autrement dit un espace de stockage hébergeant 23 Go de contenus warez (films récents, logiciels, jeux Xbox360…). Le site, qui connaissait une telle affluence qu’il était souvent inaccessible, a finalement été mis hors service ce 5 janvier.
Vie privée :
- Le gouvernement britannique a discrètement adopté une loi permettant aux forces de l’ordre de pirater les ordinateurs des citoyens du pays à distance afin d’examiner le contenu de leur disque dur. Ils peuvent également entrer dans le domicile des suspects pour installer un keylogger pour capturer toutes les entrées au clavier.
Sites :
- La société Shapeways annonce Shapeways Shop, un service permettant de recevoir un prototype physique d’une création en image de synthèse. Il permet en outre de partager et d’imprimer en 3D ses propres modèles, voire même de proposer à la vente ses propres objets et donc de toucher des revenus. http://www.shapeways.com/
- Selon Netcraft, la croissance du web ralentit progressivement. Ainsi, fin 2008, la société a comptabilisé 186,7 millions de sites Internet (dont 48,7 nouveaux sites, soit une croissance de + 17 % contre + 42 % en 2007 et + 46 % en 2008) et 75 millions de noms de domaine correspondant à des sites actifs.
Cartographie :
- Nathan Smith, un chasseur de trésors, a annoncé avoir réussi à identifier grâce aux images satellites de Google Maps une épave du IXXème siècle qui avait été chargée en or, et dont la valeur pourrait atteindre 3 milliards de dollars.
- Vodafone vient de lancer une OPA sur WayFinder, spécialiste de la géolocalisation sur mobile.
Sites communautaires :
- Facebook a porté plainte contre l’agrégateur de réseaux sociaux Power.com pour violation de propriété intellectuelle et marque déposée. Power.com a temporairement retiré l’accès à Facebook, avant de le reproposer d’ici fin janvier en passant par le service Facebook Connect, avec l’autorisation de Facebook.
Musique en ligne :
- Alors que les ventes de CD Audio continuent de s’effondrer aux USA (- 14 % en 2008, soit 428,4 millions d’unités), les ventes numériques connaissent une croissance de 28 % (1,07 milliard de morceaux acquis depuis iTunes Music Store et Amazon.com) et même de 32 % pour les albums.

dimanche 4 janvier 2009

Internet en bref - 4 janvier 2009

FAI :
- Free a annoncé que son service de VOD, Free Home Vidéo, va augmenter de 2 € par mois à partir du 1er février 2009 (soit 11,99 € par mois pour la formule intégrale et 7,99 € par mois pour la formule Cinéma et Séries). En contrepartie, le catalogue va s’enrichir de contenus HD d’origine Universal, MGM et  Sony Pictures, en plus de Disney et Warner Bros.
Sites :
- Victoire pour Wikipedia. La fondation Wikimedia avait lancé en novembre une campagne pour lever des fonds, avec un objectif de 6 millions de dollars. L’objectif est atteint, puisque Jimmy Wales, le fondateur de l’encyclopédie libre, a annoncé que 125.000 personnes avaient répondu à l’appel, permettant de réunir 4 millions de dollars. Suite à son intervention il y a quelques jours, 2 millions de dollars supplémentaires ont été rassemblés. Au total, la somme des dons représentent 6,2 millions de dollars.
Cartographie :
- Le service Google Street View continue ses indiscrétions. Des internautes ont ainsi découvert que les véhicules de Google avaient croisés ce qui semble être un essai sur route réalisé par Porsche avec des versions remaniés de modèles existants (911 Targa, Cayman et Boxster) sur la route du Mount Evans aux USA (les voitures ont rapidement été couvertes de bâches). Toutefois, les images datant de plusieurs mois, il n’y a probablement plus aucun secret industriel à révéler. http://www.garage419.com/post/10939/googles-street-view-catches-porsche-engineers-testing-in-colorado
- Microsoft a annoncé que 48 To de données supplémentaires avaient été ajoutées au service Virtual Earth.

samedi 3 janvier 2009

Internet en bref - 3 janvier 2009

Télécoms :
- Nouveau record d’échange de vœux par SMS pour le 1er janvier : un peu plus de 365 millions (ainsi que plus de 4 millions de MMS).
- Jean-Claude Mallet, ancien secrétaire général de la Défense nationale, a été nommé à la présidence de l’Arcep, pour succéder à Paul Champsaur. C’est une mauvaise nouvelle pour Free, car selon le Canard Enchaîné, Didier Lombard, le PDG de France Télécom, aurait affirmé que « la quatrième licence de téléphonie mobile, c'est enterrée [car Mallet est un] « patriote plus soucieux de soutenir les champions nationaux que de doper la concurrence ».
Piratage :
- Les 11 dirigeants chinois d’un des plus importants groupes de pirates dont le réseau s’étendait à 36 pays et qui distribuait illégalement 19 logiciels Microsoft ont été condamnés à des peines allant de 1,5 à 6,5 années de prison, l’une des peines les plus lourdes jamais prononcées pour contrefaçon en Chine.
Sites communautaires :
- Selon Zataz, toutes les données effacées de Facebook sont en réalité conservés par le site communautaire. L’URL de chaque élément est en effet toujours valide, même après suppression.

vendredi 2 janvier 2009

Internet en bref - 2 janvier 2009

Télécoms :
- Manque de chance pour France Telecom : alors qu’un seul câble transcontinental n’a pu être réparé et qu’un second le sera le 4 janvier, le troisième vient de subir une seconde coupure (probablement dû à un tremblement de terre ou un glissement de terrain). Selon l’opérateur, la première coupure des 3 câbles (Sea Me We 3, Sea Me We 4 et Flag) serait probablement due à une ancre d’un navire.
Piratage :
- Le FAI canadien Vidéotron commence à menacer ses abonnés qui se livrent à du piratage via les réseaux P2P. Chaque internaute concerné a reçu un courrier indiquant que le FAI a  « reçu une plainte qui affirme que des activités associées à [l’adresse IP du client] portent atteinte à des droits de propriété intellectuelle d'un tiers ». Si le FAI ne lancera pas de poursuites, il indique que « si des poursuites devaient être intentées par le plaignant, nous n'aurions d'autre alternative que de vous tenir responsable des dommages subis ». Il invite donc les internautes à « cesser toute activité pouvant porter atteinte à un droit de propriété intellectuelle d'un tiers ».
- Mauvaise nouvelle pour la RIAA : le seul procès gagné par le lobby pour violation de propriété intellectuelle, contre Jammie Thomas (condamnée à 220.000 $ pour avoir mis en partage 1700 chansons), va être rejugé en mars prochain. Le simple fait de mettre à disposition un fichier ne serait pas en tant que tel un acte de violation de propriété intellectuelle. La RIAA a tenté de faire appel de cette décision, mais en vain. En cas de défaite de l’association des majors, toutes les autres condamnations pour partage de fichiers en P2P pourraient être remises en cause.
Médias :
- Le gouvernement repousse à nouveau la RNT (Radio Numérique Terrestre). Le CSA, qui doit départager les 377 candidats, pourrait donc attribuer les fréquences en juin 2009 et non plus en mars 2009.
Censure et filtrage :
- Le gouvernement thaïlandais a bloqué l’accès à plus de 2300 sites web, soit pour leur contenu pornographique, soit pour être une menace à la sécurité nationale.
Commerce électronique :
- Selon ComScore, les achats en ligne aux USA ont connu une chute pour la période de Noël de 3 % (25,5 milliards de dollars entre le 1er novembre et le 23 décembre, contre 26,33 milliards il y a un an), et même de 4 % pour tout le quatrième trimestre.
- The Parent Company, qui détient plusieurs sites marchands de jouets (dont eToys) vient de se placer sous la protection du Chapter 11 pour éviter la faillite.
Musique et vidéos en ligne :
- L’année 2009 risque d’être difficile pour YouTube. Déjà mis en difficulté par le départ de Warner, le site pourrait prochainement perdre le soutien des 3 autres majors (Universal Music, Sony BMG et EMI), qui avec Warner Music envisagent soit de lancer leur propre site de clip vidéos, soit de trouver un partenariat avec Hulu.com, le service de vidéos de NBC Universal et de News Corp. Les majors estiment en effet que le montant induit par le reversement d’une partie des revenus publicitaires de YouTube serait beaucoup trop faible, alors que dans le même temps Google essaierait de renégocier à la baisse le montant des commissions sur les licences qui avaient été établis avant le rachat de YouTube par Google (et qui représente actuellement la grande majorité du revenu des majors). Néanmoins, il existe une solution de repli : la création d’un service premium sur YouTube pour les majors.

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