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Tag - MySQL

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mardi 21 avril 2009

Oracle s’offre Sun Microsystems pour 7,4 milliards de dollars (MAJ)

On croyait l’époque des mégafusions révolues. Et bien Larry Ellison, le PDG d’Oracle, vient de démontrer le contraire et de prouver une fois de plus qu’il est un adversaire redoutable sur le marché des serveurs.

Tout a commencé en mars dernier, lorsque le World Street Journal avait dévoilé qu’IBM était entré en négociations exclusives avec Sun pour étudier son rachat.  Mais Sun était trop gourmand pour IBM, et malgré une dernière proposition de Big Blue (entre 6,7 et 7,4 milliards de dollars en cash), les négociations se sont brutalement interrompues, IBM ayant décidé d’abandonner ce rachat (malgré des relances de son partenaire). Et c’est pourquoi l’annonce du rachat de Sun par Oracle il y a quelques heures à fait l’effet d’une bombe : personne n’était au courant, même Steve Ballmer, le PDG de Microsoft, s’est déclaré très surpris. Et pour cause : selon Reuters, les négociations (très secrètes) n’auraient débuté que jeudi dernier. Pour cette opération, Oracle va donc débourser environ 7,4 milliards de dollars (reprise de dette comprise), et offrir une prime de 42 % par rapport au dernier cours de clôture de Sun. Suite à cette annonce, le cours de l’action de Sun a bondi de 35 %, et celui d’Oracle a chuté de 5 %.

Si Oracle est un spécialiste des rachats d’entreprise spécialisée dans les logiciels serveurs (on se souvient de BEA, PeopleSoft, JD Edwards ou encore Siebel), le rachat de Sun est inédit pour la société. Ce dernier réalise en effet la majorité de son activité dans la vente de matériels (Sun est le numéro 4 mondial des serveurs d’entreprise), ce qui va donc positionner Oracle comme un redoutable concurrent d’IBM, de Microsoft et de HP (sauf si Oracle décide de revendre cette activité). On peut également remarquer que les solutions d’Oracle utilisent très souvent des briques technologiques de Sun, ce qui laisse penser que des synergies fortes devraient émerger de la fusion des deux entreprises.

Enfin, on notera qu’avec cette opération, Oracle met la main sur 2 technologies clés : d’une part le système d’exploitation Solaris (utilisé majoritairement avec Oracle Database), et surtout le langage Java, ce qui devrait de facto permettre à Oracle de mieux se positionner sur le marché des middlewares. Mais les utilisateurs de MySQL (racheté en 2008 par Sun) peuvent déjà trembler, car Oracle a systématiquement tué les produits qui concurrençaient les siens à chaque rachat… La communauté open source attend également de connaitre le sort réservé aux autres projets open source de Sun : Glassfish, NetBeans, OpenSolaris, OpenJDK, OpenESB, MySQL Community, VirtualBox, OpenOffice.org...

Mise à jour du 3 mai 2009 : L'affaire était-elle aussi bonne que cela pour Oracle ? Le chiffre d'affaires de Sun pour son troisième trimestre est en chute de 20 % sur un an, soit 2,61 milliards de dollars, très en dessous des prévisions des analystes. Sun annonce de plus une perte de 201 millions de dollars (contre 34 millions de dollars de perte en 2008) dont 46 millions de dollars de compensations pour les 6000 salariés récemment licenciés. Les ventes de serveurs ont chuté de 26 %, ce qui laisse craindre qu'Oracle se débarrasse de cette division, avec la clé près de 10.000 licenciements et un probable bouleversement du marché.

jeudi 17 janvier 2008

Les mega-fusions continuent dans le secteur informatique

Sun Microsystems a annoncé son intention de racheter l’éditeur suédois MySQL AB, éditeur du logiciel de base de données open source du même nom, pour un montant de 1 milliard de dollars environ. Cette opération va renforcer la crédibilité de la solution open source, et va permettre à Sun de se positionner dans un domaine où il était absent. Il se retrouvera donc face à Oracle, qui avait de son côté déjà tenté de racheter MySQL, mais en vain.
Mais Oracle a depuis trouvé une autre proie : l’éditeur vient en effet de mettre la main sur BEA Systems, suite à une nouvelle proposition de rachat qui valorise l’opération à 8,5 milliards de dollars.