Après la victoire du Simavelec devant le Conseil d'Etat pour annuler les redevances pour copie privée sur les baladeurs et platines de salon, l'AFOM (association française des opérateurs mobiles) a décidé de suivre le même exemple en se joignant à la procédure, mais cette fois pour annuler les redevances appliquées aux téléphones mobiles multimédias (surnommées « taxe iPhone »), qui avaient été adoptées par les ayants droit sans la présence des industriels et des consommateurs. Sans surprise, pour être certaine d'être entendue, l'association utilise la même argumentation que le Simavelec, en critiquant la méthode de calcul de la taxe, qui prenait en compte les copies privées illicites (ce qui est contraire à la loi), et dénonçant l'absence d'étude préalable sur l'usage des mémoires internes des mobiles (en effet, pour accélérer la procédure, la méthode choisie par les ayants droit était d'appliquer le même barème que les baladeurs). L'AFOM reconnait néanmoins la légitimité d'une compensation destinée aux ayants droit, mais réclame la mise en place d'une Commission paritaire dotée « d'un système de gouvernance juste, transparent et légitime » pour éviter de revoir un montant de rémunération « manifestement excessif et hors de proportion avec la réalité du préjudice subi ». Quoi qu'il en soit, la Commission d'Albis devra revoir ses méthodes de calcul d'ici la fin de l'année. Les ayants droit ayant déjà annoncé qu'ils s'opposeront à une baisse de la rémunération (en espérant même une hausse), la rentrée risque d'être particulièrement houleuse...