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Tag - The Pirate Bay

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jeudi 30 juillet 2009

Hollywood tente d'achever The Pirate Bay (MAJ)

L'industrie du cinéma a remporté une grande victoire en réussissant à faire condamner les administrateurs de Pirate Bay à 1 an de prison ferme et à une amende de 2,7 millions d'euros. Mais, sans surprise, elle compte bien ne pas en rester là et veut profiter du fait que le site soit devenu vulnérable pour le faire disparaître à tout jamais.
Plusieurs studios, dont Disney, Universal, Warner Bros et Columbia Pictures, viennent à nouveau de porter plainte auprès de la cour de justice de Stockholm contre les quatre responsables du site et l'opérateur Black Internet qui gère sa bande passante. Ils sont accusés de continuer leurs activités illégales malgré la condamnation, comme l'atteste une liste de 100 films et séries sous copyright encore indexés par le site. Les studios demandent donc à la justice de faire cesser ces actes de contrefaçon sous peine de lourdes amendes. Cette nouvelle attaque risque d'effrayer les actionnaires de Global Gaming Factory X AB (GGF X AB) et de donc de provoquer l'annulation de la vente du site à ce dernier.

Toutefois, la vente risque de capoter bien avant cette échéance. En effet, selon Wayne Rosso, l’ancien PDG de Grokster qui a été engagé par GGF comme consultant dans le cadre de l’opération de rachat, la société n'aurait tout simplement pas la capacité de lever suffisamment de fonds pour se payer le site pirate. Les poursuites lancées contre lui par l’association Stichting Brein dès l’annonce de l’opération et l’enquête sur un possible délit d’initié y seraient pour beaucoup. De fausses promesses auraient été faites, en particulier l’hypothétique soutien d’un label musical. GGF, qui avait indiqué être en négociations avec les principales majors afin de trouver un business model légal, aurait échoué à trouver la moindre solution. Il ne s'agirait finalement que d'un coup marketing, et c’est pourquoi The Pirate Bay a lancé un ultimatum à GGF, lui demandant de lui apporter sous une semaine la preuve de l’engagement d’investisseurs. A défaut, et c'est vraisemblablement l'issue la plus probable, la vente sera tout simplement annulée.

Mise à jour du 2 août 2009 : Le feuilleton continue. Global Game Factory X a publié un communiqué qui affirme qu'un groupe d'investisseurs va injecter 30 millions de couronnes suédoises dans l'opération de rachat. La transaction est donc confirmée, GGF versera donc également 30 millions de couronnes suédoises sous forme d'actions, soit un total de près de 5,5 millions d'euros. L'opération devrait être finalisée le 27 août prochain. GGF a par ailleurs révélé que John Fanning (l'ancien patron de Napster), et Napster lui-même ont proposé d'investir dans l'opération de rachat (ce qui a été refusé).
Mais pendant ce temps, l'association de défense des droits d'auteur Stichting Brein a obtenu de la justice néerlandaise l'obligation pour le site suédois d'interdire l'accès aux internautes des Pays-Bas pour une durée de 2 mois (le temps que la Brein entame une autre procédure sur le fond), sous peine d'astreinte journalière de 30.000 € avec un plafond fixé à 3 millions d'euros. D'autres procédures sont en cours contre The Pirate Bay, comme en Italie avec une nouvelle attaque en justice de la FPM (Federation against Musical Piracy) et de la FIMI (Federazione Industria Musicale Italiana).

Mise à jour du 9 août 2009 : Voici les derniers épisodes du feuilleton de l'été.
Peter Sunde, cofondateur de The Pirate Bay, a annoncé qu'il avait décidé d'abandonner son rôle de porte-parole du site, pour se concentrer sur d'autres projets, dont l'écriture de livres. Il aura le temps, puisqu'il avait été condamné en avril 2009 à un an de prison et une très forte amende...
De son côté, Hans Pendaya, le PDG de GGF, continue les annonces tonitruantes. Il vient ainsi d'annoncer qu'un contrat devrait être signé entre The Pirate Bay et une des 4 grandes majors du disque (EMI, Universal Music, Sony Music ou Warner Music). En outre, l'opération de rachat du site pourrait être inscrit au NASDAQ.
Du côté du procès néerlandais, c'est un nouveau rebondissement : le nouvel avocat du site, Ernst-Jan Louwers de la société Louwers IP|Technology Advocaten, a réussi à convaincre l'organisation Stichting Brein de mettre un statu quo sur le blocage du site tant qu'une décision n'était pas prononcée par la cour d'appel (la décision de première instance avait été très critiquée, car les trois défendeurs n'étaient pas présents à l'audience, parce qu'ils n'avaient été mis au courant que très tardivement). Les internautes néerlandais pourront donc encore accéder au site. Et l'avocat pense que la cour d'appel renversera la décision car The Pirate Bay est détenue par Reservella, une obscure société basée aux Seychelles, à qui les 3 administrateurs ont judicieusement confié l'avenir du site en 2006... N'étant pas propriétaires, ils ont donc (en théorie) peu de chances d'être condamnés.
Enfin, la décentralisation de The Pirate Bay continue. Après le tracker OpenBitTorrent, voici qu'un service de stockage de fichiers torrent vient d'apparaitre. Nommé Torrage, il est bien évidemment dénué de moteur de recherche, de fonctions communautaires ou même de service d'indexation. Pour accéder à un fichier, la valeur de l'info_hash doit être connue. Les fichiers sont supprimés après 6 mois d'inactivité. Comme pour OpenBitTorrent, le site précise que les adresses IP ne sont pas sauvegardées, et que le nom original du torrent n'est pas conservé. On peut noter que les sites Suprnova et EZTV utilisent déjà les services de Torrage via l'API fourni par le site.

lundi 27 juillet 2009

Le naufrage de Pirate Bay ?

L'histoire se répète une nouvelle fois, c'est à croire que les ayants droit oublient trop rapidement les leçons du passé. The Pirate Bay suit en effet très exactement la même destinée que feu-Napster.

Très populaire, le service peer-to-peer Napster avait été rapidement mis en difficulté par les majors du disque qui avaient lancé contre lui de nombreuses poursuites judiciaires. Ne pouvant plus suivre d'un point de vue financier, Napster fut dans l'obligation de collaborer en stoppant son service, puis en vendant tous ses actifs à un ayant droit, Bertelsmann (BMG), qui l'avait auparavant financé car il voyait en lui une bonne occasion pour lancer un site légal de vente de musique avec une solide base de clients. Mais ce fut un échec, car dès l'arrêt de Napster, les internautes se sont immédiatement détournés du site pour rejoindre les très nombreux services peer-to-peer concurrents ayant éclos dans sa foulée (en particulier KaZaA), qui offraient une plus grande souplesse d'utilisation et un plus grand choix de fichiers. Ironiquement, l'affaire s'est très mal terminée pour Bertelsmann, puisque la justice a bloqué la vente de Napster, et lui a imposé de verser des centaines de millions d'euros pour avoir continué d'exploiter le service sans mettre en place un dispositif de filtrage des titres protégés par le droit d'auteur. Ruiné par cette affaire, BMG a par la suite été racheté par Vivendi Universal, alors que Napster a de son côté été racheté par Roxio afin de lancer le service actuel.

Maintenant, remplacez dans le paragraphe précédent Napster par The Pirate Bay, et Bertlesmann par Global Gaming Factory X, et vous aurez une petite idée de la situation actuelle (et future).

La pression judiciaire : Pour rappel, les administrateurs de The Pirate Bay ont été condamnés par le juge Tomas Norström en première instance à un an de prison et 3 millions d'euros de dommages et intérêts. Outre la procédure d'appel toujours en cours, ils comptaient sur un vice de procédure pour annuler le premier procès, puisque le juge avait dissimulé son appartenance à des organisations de protection du droit d'auteur en tant que membre et administrateur, ce qui faisait porter de lourds soupçons sur l'impartialité du procès. Mais le juge de la cour d'appel de Stockholm, Anders Eka, a estimé que les liens de Norström avec ces organisations n'avaient pas suffisamment influencé sa décision pour annuler le jugement de première instance, qui se voit donc validé. Les fondateurs du site ont annoncé leur intention de saisir la Cour européenne des droits de l'Homme. Rappelons que Anders Eka avait lui-même été mis en cause pour son appartenance au Centre de Stockholm pour le Droit commercial, où il travaille avec Monique Wasted et Peter Danowsky, les avocats des ayants droit lors du procès contre The Pirate Bay.

Le rachat : A la surprise générale, les administrateurs de The Pirate Bay ont annoncé le rachat du site de liens torrents par Global Gaming Factory X AB (GGF X AB), un éditeur spécialisé dans les salles de jeu vidéo (dont certains dirigeants sont des connaissances des fondateurs du site pirate), pour 5,5 millions d'euros. L'opération serait conclue en août, et aboutirait à faire évoluer le modèle économique du site pour mettre en place un contrôle des contenus échangés afin de s'assurer de la légalité des échanges. La solution de partage se baserait sur l'offre de la société Peerialism (que GGF X AB rachèterait dans la foulée), laquelle permet de conserver une compatibilité avec BitTorrent. GGF X AB envisage un modèle économique basé sur plusieurs plans : affichage de publicités, abonnement mensuel obligatoire (l'accès serait donc payant, mais dépendrait du niveau de partage de la bande passante, autrement dit plus un internaute offre sa bande passante pour partager du contenu, moins il paye), et enfin revente aux FAI d'une partie de la bande passante créée par le partage des connexions des internautes (c'est ce qu'essaye de vendre BitTorrent Inc, mais sans succès). Il faut avouer que la stratégie annoncée a de quoi laisser perplexe, car elle ressemble fort à d'autres expériences (Peer Impact, Songspy, Mashboxx...) qui ont toutes échouées.
Sans surprise, les utilisateurs du site ont rapidement fait connaitre leur désapprobation, en lançant de multiples attaques DDoS contre lui. Face aux critiques, le site a promis la mise en place d'un système de suppression de comptes, même si aucune information n'est réellement conservée. En outre, The Pirate Bay a annoncé que l'argent récolté servirait à créer une fondation de défense de la liberté d'expression sur Internet.
Toutefois, cette vente n'est absolument pas certaine : d'une part, GGF X AB a indiqué que la vente ne se ferait qu'à condition que le nouveau Pirate Bay devienne entièrement légal et payant. D'autre part, l'autorité boursière suédoise a lancé une enquête car elle soupçonne un délit d'initié (une grande partie des actions de GGF X AB ont été échangées une semaine avant le rachat, et le cours de l'action a depuis l'annonce augmenté de 170 %). Enfin, l'organisation antipiratage néerlandaise Stichting Brein, qui cherche à faire interdire l'accès au site depuis les Pays-Bas, a étendu sa plainte à GGF X AB suite à l'annonce du rachat. The Pirate Bay, qui a découvert le procès intenté contre lui dans la presse, a décidé de riposter en demandant à la cour néerlandaise de classer l'affaire, et a lancé des poursuites contre l'organisation Brein pour diffamation.

Le futur : « Si c'est la mort des torrents, l'histoire nous enseigne que quelque chose de mieux viendra » a indiqué Peter Sunde, un des fondateurs de The Pirate Bay. Ainsi, en parallèle de l'annonce de la vente, The Pirate Bay continue d'innover en lançant un nouveau site indépendant, VideoBay, qui est une plateforme de diffusion des vidéos en streaming, compatible Ogg Thera/Ogg Vorbis (une des composantes possibles de l'HTML 5). D'autre part, il a ouvert un nouveau tracker, OpenBitTorrent, qui est comme son nom l'indique ouvert : « OpenBitTorrent est un tracker BitTorrent libre pour quiconque souhaite l'utiliser. Vous n'avez pas besoin de vous enregistrer, d'uploader ou d'indexer un torrent où que ce soit, tout ce que vous avez à faire c'est d'ajouter l'URL de OpenBitTorrent dans votre torrent ». L'intérêt de ce service est de ne plus commettre la même erreur qu'avec Pirate Bay, c'est à dire d'héberger simultanément des torrents (qui indexent le contenu) et un tracker (qui est un simple outil). En ne proposant qu'un tracker (qui est d'ailleurs géré par une nouvelle société), le site rend plus difficile sa fermeture puisqu'il ne possède plus la connaissance de ce qui est partagé (ce service sera en outre dépourvu de logs, et des API seront fournis pour les services tiers). Enfin, pour compliquer les poursuites, un système de synchronisation entre trackers serait en préparation (si un tracker tombe, les autres peuvent ainsi prendre la relève). Ainsi, un second site quasiment identique, PublicBitTorrent, vient d'ouvrir. Il utilise la même technologie Opentracker. Un troisième site serait également sur le point d'être lancé.
En bref, The Pirate Bay va probablement disparaitre, mais la relève est déjà là. Au grand dam des ayants droit.

samedi 25 avril 2009

Le feuilleton The Pirate Bay : le juge pris en flagrant délit de conflit d’intérêt

Voila un nouveau rebondissement totalement inattendu du procès opposant les industries culturelles au site The Pirate Bay. La radio publique suédoise Sveriges Radio a en effet dévoilé que le juge Tomas Norström, qui a prononcé la peine d'un an d'emprisonnement contre les administrateurs du site, est membre de plusieurs organisations de protection du droit d’auteur. Il appartient ainsi au conseil d’administration de l’Association Suédoise pour la Protection de la Propriété Intellectuelle (Svenska föreningen för industriellt rättsskydd), et est surtout membre de l’Association Suédoise du Droit d'Auteur (Svenska föreningen för upphovsrätt), aux côtés des représentants des industries culturelles Henrik Pontén (responsable de l’association antipiratage Antipiratbyrån), Peter Danowsky (IFPI) et Monique Wadsted (avocate de plusieurs ayants droit, et en outre collègue du juge au sein du registrar Fondation .SE), qui ont constitué l’accusation durant tout le procès ! Pire, dans un courrier de 2001 envoyé et retrouvé par la défense, cette association préconisait au gouvernement de renforcer la transposition d’une directive en droit national en n’accordant pas le bénéfice de l'exemption de responsabilité aux intermédiaires techniques qui « font la promotion en tant qu'intermédiaire d'un service dont la nature est susceptible de transférer ce qui constitue des contenus [contrefaits] »… Voilà qui place le juge dans une position délicate, alors qu’il affirme que son « point de vue n'a pas été influencé par [son] investissement auprès des groupes de protection des droits d'auteur ». Il a ainsi assuré qu’à « chaque fois que je prends une affaire, je m'interroge pour savoir si mon point de vue est orienté. Ca n'a pas été le cas dans cette affaire ». Des propos qui sont déjà mis en doute, puisque plusieurs juges affirment qu’ils n'auraient pas pris l'affaire dans ces circonstances, pour respecter un minimum d’éthique. En outre, il faut savoir que juste avant le procès, un juré avait été exclu pour des raisons similaires (il était compositeur musical). Difficile de croire que le juge n’aurait pas pu s’appliquer une même décision.

Cette découverte jette donc un voile trouble sur les coulisses de ce médiatique procès, qui s’ajoute à d’autres faits plus que gênants, comme la pression exercée par les autorités américaines pour faire fermer le site, ou encore la découverte que l’un des principaux enquêteurs était employé par Warner Bros, sans oublier la fuite du verdict avant même son annonce officielle. Autant que points qui pourraient entraîner la nullité du jugement. Les avocats des administrateurs de The Pirate Bay ont évidemment saisi l’occasion, et viennent de demander une révision du procès.

vendredi 17 avril 2009

Les administrateurs de The Pirate Bay sont condamnés à 1 an de prison ferme (MAJ)

Comme promis, NewsLetterOnline.net revient en ligne. En attendant de replonger dans le feuilleton Hadopi, penchons-nous sur une autre information sur le piratage qui fait décidément la une de l’actualité.
C’est via le service de microblogging Twitter que Peter Sunde, l’un des créateurs du controversé The Pirate Bay, l’un des plus importants trackers BitTorrent au monde avec 22 millions d’utilisateurs, a annoncé (avant même le verdict) que le site avait perdu son procès contre les industries culturelles (ironisant sur l’existence d’une fuite sur le jugement, identique à ce qui se passe dans l’industrie cinématographique). Ainsi, les 3 fondateurs (Gottfrid Svartholm, 24 ans, Peter Sunde, 30 ans, et Fredrik Neij, 30 ans) ainsi que l’investisseur Carl Lundstrom, 48 ans, ont été lourdement condamnés à 1 an de prison ferme. Ils sont en outre condamnés collectivement à verser 30 millions de couronnes suédoises (2,7 millions d’euros) aux principales majors (Warner Bros, Sony Music, EMI et Columbia), ce qui représente un tiers de ce que ces derniers réclamaient. Si l'on en croit l'accusation, les 4 condamnés ne devraient pas avoir beaucoup de difficultés à payer cette somme puisque lors du procès, elle avait indiqué que The Pirate Bay générait 1,2 million de dollars de bénéfices par an. Toutefois, les 4 suédois ont indiqué que l’argent tiré des ventes d'espaces publicitaires était utilisé pour couvrir la maintenance du site (et non pour en tirer profit). Ils ont bien évidemment déjà annoncé leur intention de faire appel. Ils appellent de plus les internautes au calme, en expliquant que le site ne fermera pas (ils avaient déjà menacé de délocaliser les serveurs hors de Suède en cas de défaite). Peter Sunde indique ainsi sur son compte Twitter que « rien ne va arriver à The Pirate Bay, à nous personnellement ou au partage de fichiers - C'est juste un théâtre pour les médias ». Ils tentaient, en vain, d’expliquer aux juges que leur site n’hébergeait aucun fichier illégal, comparant The Pirate Bay à un moteur de recherche, donc un simple intermédiaire technique. Le tribunal de Stockholm ne semble donc pas les avoir suivis sur ce terrain, ayant choisi de les condamner pour complicité de violation de la loi sur les droits d’auteur. Ce jugement faire suite au durcissement de la législation suédoise, le parlement du pays ayant récemment adopté  un texte contre le téléchargement de contenus protégés sur Internet. Cette loi, entrée en vigueur le 1er avril dernier, transpose la directive européenne sur le renforcement des droits de propriété intellectuelle. http://thepiratebay.org/blog
Sans surprise, de leur côté, les industries culturelles crient victoire, cette bataille étant pour elles symbolique dans leur lutte contre le piratage sur Internet ( http://www.ifpi.org/content/section_news/20090417.html ). Selon John Kennedy, le président de l'IFPI, « le procès des opérateurs de The Pirate Bay portait sur la défense des droits des créateurs, la confirmation de l'illégalité de ce genre de services et la création d'un environnement honnête pour des services musicaux légaux qui respectent les droits de la communauté des créateurs, c'est une bonne nouvelle pour tous ceux qui, en Suède et même dans le monde, vivent grâce à une activité créatrice et  doivent maintenant savoir que leurs droits sont protégés par la loi ». The Pirate Bay avait l’habitude de tourner en dérision leur lutte contre le piratage, et avait même récemment annoncé un service nommé IPREDator, permettant d’anonymiser le partage de fichiers. Il faut néanmoins rappeler que le procès ne devrait avoir aucun impact sur le piratage sur Internet…

Mise à jour du 20 avril 2009 : Conséquence immédiate de la condamnation des créateurs du site The Pirate Bay : le Parti Pirate de Suède (Piratpartiet) a vu son nombre de membres augmenter de 3000 en seulement 7 heures après le verdict, portant le nombre total d’adhérents à 17.799. Et après le week-end, ce nombre a dépassé les 34.000, faisant donc de Piratpartiet la quatrième force politique de Suède, doublant le Parti Liberal, après avoir dépassé le parti Ecologiste et le Parti de Gauche, et menaçant désormais le Parti Centriste. En outre, il devient le parti suédois rassemblant le plus de jeunes. D’ailleurs, selon un sondage réalisé en décembre dernier, 21 % des Suédois se déclarent prêts à voter pour le Parti Pirate aux élections européennes du 7 juin prochain. Notez enfin que le Parti a organisé après la condamnation de The Pirate Bay une manifestation dans les rues de Stockholm pour défendre le site, réunissant ainsi plusieurs centaines de partisans. Dans le même temps, le site de l'IFPI subissait une nouvelle attaque de type DDoS...
D’autre part, les forces de l’ordre ayant restitué les serveurs du site, saisis lors de la perquisition de 2006, l’un d’entre eux a été acheté par le Musée national de Suède de Science et Technologie pour la modique somme de 2000 couronnes (185 €), pour la placer dans une section du musée dédiée aux inventions ayant apporté une révolution dans le quotidien des hommes (ce qui ne devrait pas faire rire les industries culturelles…).
Pour finir, le procès pourrait connaitre un rebondissement inattendu, suite à la fuite concernant la décision de justice avant même le verdict des juges. Une enquête va en effet être menée par la police, sur demande du tribunal d’instance, avec le risque d’entrainer la nullité du jugement.

Mise à jour du 3 mai 2009 : Le Piratpartiet est en passe de devenir le troisième parti de Suède en terme de nombre d'adhérents, avec 42626 membres contre 43211 pour le Centre. Mieux : selon un sondage, le parti Pirate recueillerait 5,1 % des intentions de vote aux élections européennes du 7 juin, ce qui lui permettrait d'obtenir un siège au Parlement. Outre la condamnation de The Pirate Bay, la popularité soudaine de ce parti s'explique également par l'adoption de la loi antipiratage IPRED (Intellectual Property Rights Enforcement Directive), qui impose aux FAI de divulguer aux ayants droit les données de trafic et l'identité des internautes à partir d'une adresse IP sur simple demande. Suite à la mise en place de cette loi, le trafic Internet avait chuté en Suède de 30 à 50 % dès le premier jour (il reste toutefois équivalent au trafic d'il y a un an). C'est pourquoi The Pirate Bay avait annoncé son fameux service IPREDator (voir ci-dessus). Mais les FAI voient d'un mauvais oeil cette nouvelle obligation. Ainsi, 3 d'entre eux (Tele2, All Tele et Bahnhof) ont annoncé qu'ils supprimeraient désormais toutes les traces de connexion de leurs clients pour faire échec à cette loi, une attitude condamnée par l'IFPI.

vendredi 18 avril 2008

The Pirate Bay lance un service de blogs pour protéger la liberté d’expression

Le portail warez The Pirate Bay n’en finit plus de lancer de nouveaux services. Après Slopsbox (un service de boites e.mails jetables) et BayImg (hébergement de photos sans censure), le premier annuaire mondial de liens BitTorrent propose BayWords, un service d’hébergement de blogs sans censure, basé sur WordPress. Le message de la page d’accueil est clair : « Nous voulons protéger la liberté de parole et vos idées. Du moment que vous n'enfreignez pas les lois suédoises sur votre blog, nous vous protégerons ». Le financement du service sera assuré grâce à l’affichage de quelques publicités. Le site devrait prochainement lancer un service concurrent de YouTube et Dailymotion, nommé Video Bay.

Pendant ce temps, l'IFPI, Sony BMG, Universal, EMI, Warner Bros, MGM Pictures, Colombia Pictures, 20th Century Fox Films, la MPA et l'Antipiratbyrån continuent de préparer leur procès contre les administrateurs de The Pirate Bay, qui sont poursuivis pour avoir mis à la disposition des internautes des œuvres contrefaites (4 logiciels, 9 films et 22 fichiers musicaux). L’IFPI a indiqué que pour sa part, elle demanderait à la justice 2,5 millions de dollars de dommages et intérêts. Le procès ne devrait pas s’ouvrir avant fin 2008, en raison de la complexité de la procédure.

Le site pirate vient de répliquer, en déposant une plainte contre l’IFPI, suite à la procédure engagé par ce dernier auprès du FAI danois Télé2, qui avait été contraint par la justice de bloquer l’accès à The Pirate Bay (la décision est toujours en appel). Les administrateurs du site demanderont à l’IFPI une indemnisation… afin de financer des artistes indépendants qui acceptent le partage de leur musique.

jeudi 7 février 2008

Actualité en bref – 7 février 2008

- Selon iSupply, le chiffre d’affaire global du marché de la DRAM a chuté de 19 % entre le troisième et le quatrième trimestre 2007, et au final de 40 % en un an. Ce qui n’a rien d’étonnant : le prix du chip de 64 Mo de DDR2-667 a été divisé par 8 durant 2007… Malgré la crise qui frappe le secteur, le classement des fabricants reste à peu près stable : on retrouve en tête Samsung (27,7 %), suivi par Hynix (21,3 %), Qimonda (12,7 %), Elpida (12,2 %), Micron (10,2 %), Nanya (5 %), Powerchip (4,5 %), ProMos (3,4 %), Etron (1,2 %) et Elite (0,6 %). La seule modification par rapport à 2006 est le dépassement (attendue) de Micron par Elpida. Enfin,
- AMD a confirmé que son nouveau Radeon HD 3870 X2 posait des problèmes de compatibilité avec certains chipsets (i915G, i925X, P965, i975X, X38 et même l’ATI Xpress 200), entrainant un écran noir au démarrage. Une mise à jour du bios devrait corriger le problème, mais il y a fort à craindre que les cartes mères les plus anciennes ne soient jamais mises à jour…
- Plextor lance le PX-B920SA, un graveur Blu-Ray exploitant l’interface Serial ATA, et qui a la particularité d’être compatible HD-DVD en lecture. Il fonctionne en 4x/2x/6x en BD-R/RE/ROM, 16x/8x/16x en DVD+R/RW, 16x/6x/16x en DVD-R/RW, 40x/24x/40x en CD-R/RW, 5x en DVD-RAM, 4x en DVD±R DL, et 3x en HD-DVD. Intégrant 4 Mo de mémoire, il sera disponible fin février. Un second modèle sera disponible au même moment : le PX-B300SA, qui sera un graveur DVD capable de lire les Blu-Ray et HD-DVD. Ils seront tous les deux livrés avec InterVideo WinDVD 8, Ulead Burn.Now 4.5 SE & Ulead MovieFactory 5.5 SE.
- Saitek annonce une souris avec un look futuriste, la Cyborg. Elle dispose d’un corps capable de s’allonger pour s’adapter aux mains des utilisateurs. Sa molette est ajustable, les boutons sont programmables, et son capteur est de résolution 3200 dpi.
- Afin de relancer la création de titres PSP, Sony et sa filiale SN System ont réduit de moitié le prix des outils de développement destinés à la console. La réduction concerne les logiciels ProDG for PSP, Tuner, Build Tools and ProView licenses.
- Orange annonce avoir écoulé 90.000 iPhone en France, et n’a donc toujours pas atteint l’objectif de fin 2007 qui était de 100.000 unités (alors que l’objectif fin 2008 est de dépasser les 400.000 exemplaires). Par comparaison, il s’est vendu 190.000 iPhone au Royaume-Uni et 70.000 en Allemagne.
- Gigabyte annonce 2 nouveaux PDA Phone : le G-Smart MW700 (écran 2.8" QVGA, Windows Mobile 6.0, GPS, processeur Marvel PXA270 à 520 MHz, APN 2 Mpixels, Bluetooth 2.0+EDR, WiFi 802.11b/g, tuner FM RDS, slot microSD, compatible GSM/GPRS/EDGE) et le G-Smart MS800 (identique au MW700, mais avec le support UMTS/HSDPA).
- Samsung annonce son smartphone G810 (compatible GSM/GPRS/EDGE/UMTS/HSDPA, écran 2.6" QVGA, 150 Mo de mémoire, slot microSD, GPS, Bluetooth 2.0+EDR, WiFi 802.11b/g, APN 5 Mpixels, port miniUSB, environ 580 €).
- SFR commercialise en exclusivité le Blackberry Pearl 8110 (coque rougle glossy, GPS, APN 2 Mpixels, slot microSD, compatible EDGE, 49 € avec un abonnement).
- Selon Canalys, il s’est vendu au dernier trimestre 2007 pas moins de 35 millions de smartphones, soit une hausse de 72 % en un an. Nokia demeure en tête des ventes avec une part de marché de 52,9 % (contre 69,2 % un an auparavant). Il est toujours suivi par RIM (11,4 % de parts de marché contre 8,9 % en 2006). Mais la nouveauté est la présence sur la troisième marche du podium d’Apple avec son iPhone, qui a réussi à s’emparer de 6,5 % de parts de marché, soit autant que Motorola. Mais à la différence de ce dernier, Apple partait avec 0 % de parts de marché il y a un an.
- Microsoft doit annoncer lors du salon Mobile World Congress la signature d’un partenariat autour de Windows Mobile avec un grand fabricant de téléphones (probablement Sony Ericsson).
- Après Dell, NEC propose en option avec ses PC Vista un logiciel nommé Nec Flexload, qui permet de migrer vers Windows XP en un temps record (moins de 15 minutes).
- La LiMo Foundation va dévoiler la semaine prochaine au salon Mobile World Congress la release 1.0 d’une plateforme ouverte Linux Mobile pour les smartphones.
- KDE 4.0.1, qui corrige quelques bugs de Konqueror et KWin, et qui renforce la stabilité du logiciel, est disponible en téléchargement.
- Joseph Sifakis, un directeur de recherche du CNRS, a reçu le Turing Award, remis par l'ACM (Association for Computing Machinery) pour les travaux de son équipe sur le Model Checking, une technologie de vérification des systèmes complexes qui permet de vérifier qu’un logiciel ou un matériel satisfait à des exigences données (par exemple pour vérifier qu’un processeur ou un système critique fonctionne conformément aux spécifications initiales). Joseph Sifakis est le premier Français à recevoir cette distinction.
- Google a intégré à sa suite Google Apps un dispositif de protection pour les messageries professionnelles, basé sur la solution de sa filiale Postini.
- Orange revendique 7,29 millions d’abonnés ADSL en France, soit 49,4 % de parts de marché. 5,2 millions d’abonnés disposent d’une LiveBox, 1,1 million utilisent le service de TV sur ADSL, et 4,1 millions ont adopté la VoIP.
- Selon la DGCCRF, le secteur de la téléphonie et de l’accès Internet concentre toujours un nombre de plaintes importants de la part des consommateurs : environ 28,1 %. Pire : sur les dix entreprises qui concentrent 20 % des plaintes, les sept premières sont des opérateurs télécoms ou des FAI. La DGCCRF va écrire à ces entreprises pour leur demander quelles mesures elles comptent prendre pour régler ces problèmes. Elle précise en outre que suite à une forte hausse des plaintes de contestations de factures et de souscriptions forcées d’abonnement, elle demandera à la Fédération française des télécoms de rédiger un code de bonne conduite, et elle mettra en place une surveillance des entreprises concernées.
- Pour passer outre les filtres de Télé2, imposés par la justice danoise suite à une action de l’IFPI, le site The Pirate Bay a mis en place un site alternatif, JesperBay.org.
- Selon Symantec, le nombre de spam émis depuis l’Europe serait désormais plus important que ceux émis depuis les USA.
- Un groupe d’internautes proteste contre la décision d’eBay de ne plus autoriser à partir du mois de mai prochain de commentaires négatifs ou neutre sur les acheteurs. Selon le groupe, les acheteurs hésiteraient à laisser des commentaires négatifs sur les vendeurs de peur qu’en représailles les vendeurs ne laissent à leur tour un commentaire négatif, d’où cette nouvelle politique. Pour rassurer les vendeurs, eBay indique qu’ils pourront toujours porter plainte contre un acheteur qui pourrait voir son compte suspendu. Des internautes ont appelé à une grève des achats et des ventes sur le site d’enchères entre le 18 et le 25 février.
- Selon le Wall Street Journal, Google se prépare à lancer avec une entreprise chinoise un service de téléchargement gratuit de musique en Chine. Les catalogues de trois majors et de plusieurs indépendants en feraient partie.
- Encore une nouvelle inquiétante pour les maisons de disque. Pour la première fois sur le marché français, le volume de ventes de baladeurs MP3 est en recul (- 4,6 % de moins qu’en 2006). La croissance reste soutenue en termes de chiffres d’affaires (+ 4 %).

mercredi 30 janvier 2008

Actualité en bref – 30 janvier 2008

- Intel fait le ménage dans ses gammes. Il vient ainsi de supprimer de son catalogue plusieurs processeurs « Merom » : Core 2 Duo T7200, T7600, T5500, T5600, L7200 ainsi que les Celeron M 520 et 530.
- Le Core 2 Extreme QX9650 va passer au stepping C1 le 3 mars prochain, ce qui nécessitera une mise à jour du bios.
- Une information amusante, bien qu’assez méconnu. Face aux offensives d’Intel et d’AMD pour unifier CPU et GPU, la réaction de nVidia reste pour le moment très prudente.  Or, il faut savoir que nVidia possède à son catalogue un processeur x86, le M6117C, qui est issu du rachat d’ALI il y a 2 ans. Mais c’est une piètre base pour se lancer sur le marché des CPU, puisque ce processeur est équivalent à un 386SX cadencé entre 25 et 40 MHz. C’est en fait un SoC (System in a Chip), qui intègre un chipset et des contrôleurs IDE/ISA/EDO. Des rumeurs insistantes parlent d’un éventuel rachat de la division processeur de VIA, même si cette hypothèse est pour le moment peu crédible.
- NVidia devrait lancer son chipset nForce 790i (northbridge C73 et southbridge MCP55) dans le courant du second trimestre. Destiné aux processeurs Intel Core 2, il apporte la gestion native du PCI Express 2.0, le support de la FSB1600 et de la DDR3. Il est capable de gérer 2 ports Gigabit Ethernet, 6 ports Serial ATA II en Raid 0/1/0+1/5 et 2 Parallel ATA. Il ne devrait pas intégrer de solution graphique (alors que nVidia a précédemment indiqué l’inverse pour tous ses chipsets).
- Sur le segment des smartphones Windows Mobile, Motorola, Samsung et HTC se partageraient le marché (dans l’ordre décroissant), avec entre 20 et 30 % de parts pour chacun. En revanche, sur le segment des PDA phone, c’est HTC qui domine largement, avec 50 % de parts, loin devant Palm (10 %), Samsung et Asustek (source : Digitimes).
- Une PS3 dotée d’un disque dur de 120 ou 160 Go avec une manette Dual Shock 3 pourrait remplacer prochainement aux USA la PS3 80 Go. Sony a comme toujours démenti l’information.
- Il se vendrait désormais en Europe trois PS3 pour une Xbox 360. Pour le mois de décembre, Sony a écoulé un million de chacune de ses consoles (PS2, PS3 et PSP) sur le continent.
- Selon Bernstein Research, 27 % du nombre total des iPhone écoulés aux USA ne seraient plus utilisés sur le réseau d’AT&T (ils seraient donc déverrouillés).
- Cybertron a dévoilé un mini PC portable identique à l’Eee d’Asustek. Doté d’un processeur Intel Celeron M cadencé à 900Mhz, un écran 7" en 800x400, 2 Go de mémoire Flash, et  512 Mo de RAM, il est proposé à 349 $. De son côté, MSI prépare également sa réplique pour cet été, basée sur la solution Intel Diamondville, avec un écran 10" et une distribution Linux ou Windows XP, pour environ 300 $.
- On ne perd pas ses mauvaises habitudes. Microsoft vient d’annoncer le premier retard de son futur système d’exploitation Windows Seven. Annoncé pour 2009-2010, il est finalement planifié pour 2011. Des premières images du futur système circulent, mais pour le moment il n’y a que peu de différence avec Vista.
- Selon Microsoft, il se vend chaque mois en France 400.000 PC dotés de Windows Vista.
- La ville de Paris et Microsoft ont signé un partenariat numérique : soutien de 40 start-up parisiennes en leur mettant à disposition des équipements et des contacts, formation en informatique d’une centaine de chômeurs, mise en place de formations aux outils Microsoft pour les animateurs des centres d'hébergement et de réinsertion sociale, et création en 2009 d'un Centre sportif numérique à la Porte de Montreuil. Dans un communiqué, des élus et la SSLL (société de services en logiciels libres) dénoncent cet accord, qui serait une « capitulation numérique » face aux logiciels propriétaires.
- Electronic Arts et Marvel ont décidé d’un accord commun de mettre un terme à leur collaboration. Tous les titres basés sur les licences Marvel sont donc annulés.
- Après les benchs (3DMark, PCMark…), Futuremark Corporation va lancer son premier jeu, qui s’annonce déjà avec un rendu visuel très élevé.
- Valve a décidé d’offrir aux éditeurs et développeurs sa suite de développement Steambox, leur permettant d’enrichir leur jeu avec un système antipiratage, un chat, un réseau social… et bien entendu une interface pour la plateforme Steam, qui devient donc de plus en plus incontournable pour les jeux PC.
- La fondation Mozilla a annoncé la mise en chantier de Thunderbird 3.0. Parmi les nouveautés annoncées : calendrier Lightning, module de recherche amélioré, diverses optimisations… La première version alpha devrait arriver au premier trimestre 2008, tandis qu’il faudra attendre fin 2008 pour la version finale.
- Après une tentative de webmail via RoundCube, Free préparerait un nouveau webmail, cette fois basé sur Zimbra. Il bénéficierait de fonctions avancés et d’une capacité supérieure.
- Saisie par une association de producteurs espagnole de musique, Promusicae, afin d’imposer à Telefonica de révéler l’identité de ses abonnés soupçonnés d’actes de piratage via Kazaa, la justice espagnole a interrogé la cour de justice européenne afin d’obtenir sa position. Cette dernière vient de déclarer que les Etats membres pouvaient parfaitement refuser, dans le cadre d’une procédure civile, de fournir ces renseignements privés.
- Une plainte pour complicité de contrefaçon a été déposée en Suède contre les administrateurs du célèbre site The Pirate Bay. Ils risquent une forte amende et jusqu’à 2 ans de prison.
- Selon le quotidien Les Echos, TF1 et Microsoft auraient tenté de négocier une fusion de leurs activités Internet sur le marché français, le premier amenant ses contenus et le second ses technologies. Mais Microsoft aurait finalement rejeté le projet.
- La gendarmerie a interpellé un habitant de Seine-et-Marne d’une trentaine d’année, qui avait mis en place un site nommé Chacal Stream, qui diffusait en streaming des films piratés.