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lundi 22 juin 2009

Opera Unite : Opera invente le serveur d’applications pour tous (MAJ)

Opera UniteOpera souhaite réinventer le web, en lançant un service en ligne qu’il juge révolutionnaire, Opera Unite. Il permet de transformer son navigateur Internet Opera 10 en serveur d’applications, en offrant un nombre de services très faciles à administrer et permettant également de simplifier le partage de contenus. Selon Opera, « Avec Opera Unite, n’importe quel utilisateur quotidien et non-technicien pourra servir et partager du contenu et des services directement depuis son ordinateur sous la forme d’applications intuitives ».

Les services présents dans cette première version alpha sont les suivants : messagerie instantanée, lecteur multimédia, salon de discussion, partage d’images, partage de musique (service de streaming), partage de fichiers, partage de notes, et hébergement de site web. Il est même possible de lancer plusieurs instances par service. Le tout est plutôt bien réalisé pour une version alpha, et pourrait révéler des usages insoupçonnés, puisque les développeurs sont invités à développer leurs propres services basés sur le trio HTLM/Javascript/CSS.

Le logiciel nécessite un compte Opera, mais il faut souligner que les liens d’invitation fonctionnent avec tous les navigateurs Internet du marché. Opera Unite n’est probablement pas une révolution, mais a le grand avantage de simplifier et de réunir sous l’unique interface d’un navigateur web des services disponibles par ailleurs. Le logiciel est disponible sur Windows, Linux et MacOS X.

Mise à jour du 26 juillet 2009 : Opera a mis en ligne la nouvelle version beta 2 d'Opera 10, mais elle n'intègre pas Opera Unite. Elle reste néanmoins prévue pour la version finale. Pour le moment, seule une version dédiée est disponible pour tester le service. http://unite.opera.com/

mardi 21 avril 2009

Oracle s’offre Sun Microsystems pour 7,4 milliards de dollars (MAJ)

On croyait l’époque des mégafusions révolues. Et bien Larry Ellison, le PDG d’Oracle, vient de démontrer le contraire et de prouver une fois de plus qu’il est un adversaire redoutable sur le marché des serveurs.

Tout a commencé en mars dernier, lorsque le World Street Journal avait dévoilé qu’IBM était entré en négociations exclusives avec Sun pour étudier son rachat.  Mais Sun était trop gourmand pour IBM, et malgré une dernière proposition de Big Blue (entre 6,7 et 7,4 milliards de dollars en cash), les négociations se sont brutalement interrompues, IBM ayant décidé d’abandonner ce rachat (malgré des relances de son partenaire). Et c’est pourquoi l’annonce du rachat de Sun par Oracle il y a quelques heures à fait l’effet d’une bombe : personne n’était au courant, même Steve Ballmer, le PDG de Microsoft, s’est déclaré très surpris. Et pour cause : selon Reuters, les négociations (très secrètes) n’auraient débuté que jeudi dernier. Pour cette opération, Oracle va donc débourser environ 7,4 milliards de dollars (reprise de dette comprise), et offrir une prime de 42 % par rapport au dernier cours de clôture de Sun. Suite à cette annonce, le cours de l’action de Sun a bondi de 35 %, et celui d’Oracle a chuté de 5 %.

Si Oracle est un spécialiste des rachats d’entreprise spécialisée dans les logiciels serveurs (on se souvient de BEA, PeopleSoft, JD Edwards ou encore Siebel), le rachat de Sun est inédit pour la société. Ce dernier réalise en effet la majorité de son activité dans la vente de matériels (Sun est le numéro 4 mondial des serveurs d’entreprise), ce qui va donc positionner Oracle comme un redoutable concurrent d’IBM, de Microsoft et de HP (sauf si Oracle décide de revendre cette activité). On peut également remarquer que les solutions d’Oracle utilisent très souvent des briques technologiques de Sun, ce qui laisse penser que des synergies fortes devraient émerger de la fusion des deux entreprises.

Enfin, on notera qu’avec cette opération, Oracle met la main sur 2 technologies clés : d’une part le système d’exploitation Solaris (utilisé majoritairement avec Oracle Database), et surtout le langage Java, ce qui devrait de facto permettre à Oracle de mieux se positionner sur le marché des middlewares. Mais les utilisateurs de MySQL (racheté en 2008 par Sun) peuvent déjà trembler, car Oracle a systématiquement tué les produits qui concurrençaient les siens à chaque rachat… La communauté open source attend également de connaitre le sort réservé aux autres projets open source de Sun : Glassfish, NetBeans, OpenSolaris, OpenJDK, OpenESB, MySQL Community, VirtualBox, OpenOffice.org...

Mise à jour du 3 mai 2009 : L'affaire était-elle aussi bonne que cela pour Oracle ? Le chiffre d'affaires de Sun pour son troisième trimestre est en chute de 20 % sur un an, soit 2,61 milliards de dollars, très en dessous des prévisions des analystes. Sun annonce de plus une perte de 201 millions de dollars (contre 34 millions de dollars de perte en 2008) dont 46 millions de dollars de compensations pour les 6000 salariés récemment licenciés. Les ventes de serveurs ont chuté de 26 %, ce qui laisse craindre qu'Oracle se débarrasse de cette division, avec la clé près de 10.000 licenciements et un probable bouleversement du marché.