Les associations de consommateurs ne décolèrent pas : dans le cadre de l'étude
du projet de loi de modernisation de l'économie (LME), le secrétaire d'Etat à
la consommation, Luc Châtel, a fait retirer un amendement qui devait rendre
obligatoire l'affichage détaillé du prix des logiciels équipant un ordinateur.
L'amendement en question était rédigé ainsi : « En cas d’offre commerciale
regroupant des produits distincts, le prix affiché doit individualiser celui de
chacun des produits contenus dans l’offre ». Auparavant, la position du
gouvernement était la suivante : « Conformément à de nombreuses réponses
ministérielles convergentes relatives à la vente liée de logiciels avec des
micro-ordinateurs, il est établi qu'une offre commerciale regroupant des
produits distincts est licite s'il est possible de se procurer ces produits
séparément sur le même lieu de vente. Or, en matière de micro-ordinateurs, on
constate que cette possibilité n'est pas offerte par nombre de
distributeurs ». Mais désormais, selon le secrétaire d'Etat, « la
jurisprudence a [...] validé la pratique de la vente liée d’un ordinateur et
d’un système d’exploitation préinstallé, considérant que disposer d’un appareil
prêt à l’emploi était un avantage pour le consommateur. Il n’est donc pas utile
de modifier cet article du code ». Les associations AFUL et APRIL
contestent ce point de vue, puisque la justice a justement donné raison à
plusieurs reprises aux consommateurs qui demandaient le remboursement des
logiciels pré-installés, comme cela est indiqué dans les documents
contractuels.
Autant dire que la réunion de synthèse du 3 juillet prochain, organisé par la
DGCCRF afin de trouver des solutions pour régler la question de la vente liée,
et qui va réunir le secrétaire d'Etat, des associations de consommateurs, des
industriels et des distributeurs, risque d'être mouvementée...
Tag - vente liée
mardi 17 juin 2008
Le gouvernement recule sur la lutte contre la vente liée
Par NewsLetterOnline.net le mardi 17 juin 2008, 04:48